Progressisme ? Goût de l’avenir ? Comme dirait ce sympathique HPC, cela peut paraître insensé, voire relever de l’imposture… alors, de quoi parle-t-on ?
Mon Petit Larousse édition 2000 donne du progressisme une définition lapidaire :
Doctrine politique progressiste : qui a des idées politique, sociales avancées
Pour l’édition francophone de l’incontournable WikiPedia, le progressisme peut se définir comme suit :
Le progressisme est la volonté d’instaurer un progrès social, des réformes, par opposition au conservatisme.
Une pensée est qualifiée de progressiste, par exemple, lorsqu’elle conçoit le présent comme un progrès par rapport à une époque passée jugée plus primaire, plus difficile, ou encore plus ignorante.
Pour l’excellent Trésor de la Langue Française informatisé, le progressisme est :
– Doctrine ou attitude se fondant sur l’idée de progrès continu et ascendant de l’homme. Il est capital de mener simultanément le combat de l’adaptation et le combat de la fidélité. Le problème est d’éviter deux tendances également redoutables: l’une qui, en voulant sauver et conserver l’essentiel, conserve en même temps ce qui ne l’est pas et qui nous fait tomber dans le mauvais traditionalisme, dans l’intégrisme; l’autre qui, en voulant changer ce qui doit être changé, change aussi ce qui ne doit pas l’être et qui nous conduit au progressisme, au modernisme (J. DANIÉLOU, Et qui est mon prochain? Paris, Stock, 1974, pp.234-235).
– POL. Mouvement politique et religieux (des années 1945) se recrutant parmi les catholiques et cherchant à intégrer au christianisme certaines conceptions du marxisme communiste (d’apr. FOULQ.–ST–JEAN 1962). [Dans le sein du catholicisme] l’ascension du clergé indigène, la naissance du progressisme (…) divisent et inquiètent l’église romaine (Philos., Relig., 1957, p.44-7).
P. ext. Attitude des chrétiens ayant des idées politiques très avancées (d’apr. Foi t.1 1968). Le miracle de la multiplication des pains (…) voilà ce qu’est l’Église (…) c’est par ce côté qu’elle me tient. Que je me sens étranger, au fond, à la bataille du progressisme et de l’intégrisme! (MAURIAC, Bloc-Notes, 1957, p.307).
– MUS. ,,Toute forme de jazz qui tente de renouveler la manière d’improviser ou le style orchestral, sans craindre, parfois, de faire appel à des éléments étrangers à la tradition négro-américaine« (TÉNOT 1967). Boris Vian écrivait: «Tous ceux qui enterrent le bop depuis dix ans, et le «progressisme» et le reste (…) ne se sont pas aperçus que toutes les recherches harmoniques des novateurs, et les recherches de sonorités, ont complètement imprégné ce qu’ils continuent à prendre pour du jazz «traditionnel» (…)» (L’Est Républicain, 14 octobre 1984, p.5, col. 1).
Voilà pour le progressisme. C’est un état d’esprit et une posture intellectuelle qui me plaît car avoir confiance dans l’avenir et parier sur le futur me semble être la seule attitude constructive. je refuse le conservatisme et le confort intellectuel de la bourgeoisie : cette posture n’a jamais fait avancer le Monde.
Le goût de l’avenir, quant à lui, c’est, pour Max Weber, la définition de la politique. La politique c’est l’art et la manière de vivre ensemble. De partager et aussi de construire pour faire ensemble une société qui nous ressemble hic et nunc.
Pour chercher le progrès, je me nourris de connaissance. Je ne crois pas, en effet, que sur un sujet particulier, on puisse penser par soi-même sans, au préalable, étudier le sujet. On s’aperçoit alors de l’ampleur des connaissances, de la petitesse de son propre savoir et de la difficulté de construire une pensée nouvelle. Penser par soi même sans étude préalable, voilà l’imposture !
Non que je nie l’Histoire ou le passé sont à laisser dans l’ombre, au contraire, il faut la connaître et même l’étudier en détails. Mais il faut aussi parfois l’oublier et en faire table rase. Consciemment, volontairement, pour aller de l’avant et progresser. Pour progresser librement et en conscience.
J’espère donc pouvoir porter sur le monde un regard de progrès et d’avenir. Un regard parfois détaché ou même narquois, mais un regard qui se voudra intelligent et progressiste. Rien de moins mais on n’obtient pas de grande réalisations sans grandes ambitions.
Par ailleurs, a vie nous donne aussi nombre d’occasions de ressentir des émotions, de faire des expériences diverses et variées. En ce qui me concerne, cela concerne souvent la technologie, la gastronomie et autres sujets amusants et passionnants qui me donneront de la matière pour quelques sujets plus futiles et plus légers.
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