Les années folles… tout un programme ! Une époque qui se relevait de la Première Guerre mondiale et qui ne se souciait de rien d’autre que de vivre pleinement, de vivre intensément, de vivre follement et peut-être surtout de vivre, tout simplement.
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Quelle que soit leur nature, il y a toujours un moment où les entreprises sont confrontées à l’industrialisation. Il ne s’agit pas forcément de produire toujours plus mais souvent de produire mieux.
Depuis son invention par les frères Lumière, le cinéma fascine. Partout sur la planète, il fascine les créateurs et les industriels, ce qui a permis le développement d’un écosystème. Mais le cinéma fascine également le pouvoir et, naturellement, le cinéma fascine les spectateurs. Aller au cinéma est un loisir à la portée de chacune et chacun d’entre nous.

Le cinéma, comme le sport, est une passion populaire qui va au delà des différences de la société et qui rassemble des amatrices et des amateurs de tous les horizons : jeunes et vieux, urbains et ruraux, hommes et femmes, ouvrier et patrons… quand on est passionné (ou simplement intéressé) par le cinéma , on peut y trouver un plaisir partagé car le cinéma n’est pas seulement ouvert à toutes et à tous, c’est surtout un loisir collectif. Et, comme le dit Michel Berger, y’a pas de honte à aller au cinéma pas pour le film mais pour ce qu’on y fera. Et tout est là : avant tout, aller au cinéma se vit.
Mais surtout, le cinéma est un miroir grossissant de la société. Il va de la caricature (comme par exemple dans Les Bronzés) à la préfiguration (comme dans Le Huitième jour, notamment) et la palette les large, du rêve au cauchemar.
Bien entendu, les plateformes de diffusion de contenus procèdent du même esprit et propagent elles aussi une culture collective qui offre à la génération qui la découvre son expérience propre. Les jeunes d’aujourd’hui étant inexorablement les vieux de demain, il ne manqueront pas dans quelques décennies de regretter le temps où ils vivaient une expérience fantastique devant telle ou telle série… tout comme leurs grands parents regrettent les salles obscures, leurs films et leurs glaces Miko (en vente dans cette salle !)
Depuis son invention, le cinéma façonne chaque génération, l’une après l’autre. Êtes-vous de la génération Trilogie du dollar ou bien Star Wars ? Êtes vous plutôt Jean Gabin ou Marion Cotillard ?
Le cinéma nous manque parce que c’est un expérience collective
À demain, 21 heures
Réfléchit-on avec son cerveau ou bien avec ses tripes ? Et peut-on réfléchir avec son cœur ? S’agit-il d’une activité exclusivement humaine ? Peut-on agir sans réfléchir ? Ou bien, au contraire, est-il possible de trop penser ? Réfléchir à la réflexion semble, avant-tout, poser des questions. Réfléchir, serait-ce uniquement un moyen de se faire des nœuds au cerveau ?
À première vue, le lien entre réflexion et logique s’impose d’évidence, de même que le lien entre réflexion et connaissance. Ainsi, améliorer sa capacité de réflexion va demander de développer ses connaissances et de travailler son sens de la logique. Dans une telle approche quantitative de la réflexion, il est évident que des systèmes automatisés (tels que l’intelligence artificielle) finiront par supplanter l’être humain, tout comme l’ordinateur a déjà mécanisé des activités telles que la comptabilité ou les statistiques.
Au contraire, la réflexion ne serait-elle pas plutôt une affaire d’intuition ? Et si oui, comment discerner les bonnes et les mauvaises intuitions ? C’est en cherchant dans cette direction que René Descartes finit par faire du doute la pierre angulaire d’une philosophie résumée dans sa fameuse méthode (publiée en 1637) et qui a fait la hantise de générations de bacheliers.
Douter de tout, ou tout croire, sont deux solutions également commodes, qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir.
Henri Poincaré
En renvoyant doute et certitude dos à dos, Henri Poincaré résume bien les choses. Réfléchir consiste avant tout à peser le pour et le contre afin de tenir compte des paramètres en présence.
Mais surtout, réfléchir consiste à se poser les bonnes questions. Cela ne relève ni totalement du domaine de la connaissance ni totalement de celui de l’intuition. Cela ne demande pas nécessairement des connaissances encyclopédiques ou une capacité logique hors du commun. Poser une bonne question est une affaire de pertinence.
Une bonne question se doit d’arriver au moment opportun. Une bonne question permet d’envisager des possibles qu’on peut concrétiser ici et maintenant. Ainsi on ne réfléchit pas en vain. On ne raisonne pas comme un tambour, on peut se mettre en marche et avancer.
L’intelligence consiste à poser la bonne question au bon moment.
À demain, 21 heures
Avec les beaux jours arrive le grand nettoyage de printemps ! Ce véritable rituel est tombé en désuétude mais il donnait à nos grands-mères l’occasion d’ouvrir les armoires, de retourner les matelas et de nettoyer les rideaux…
Les rideaux nous semblent naturels. Il y en a partout aux fenêtres et c’est même parfois un des premiers ameublements qu’on installe pour se sentir véritablement chez soi. Or, en réalité, les rideaux sont avant tout culturels. Il suffit de voyager pour s’apercevoir qu’il existe des pays à rideaux et des pays sans rideaux.

À première vue il est tentant de se dire qu’on trouve les pays sans rideaux au nord et les pays avec rideaux au sud. On aura pas tord mais une approche plus subtile est également possible. Bien souvent les pays sans sont de culture protestante et les pays avec sont de culture catholique.
Au delà de la quantité de lumière, les rideaux en disent long sur le rapport des peuples à la pudeur. Il suffit d’aller faire un sauna dans un pays sans rideaux pour s’en rendre compte en pratique.
Du temps où certains soldats français faisaient leur service militaire dans une Allemagne alors occupée, ils découvraient avec surprise que les douches des casernes allemandes ne comportaient pas de cabines… normalité pour les uns, horreur pour les autres.
Et, de l’intimité à la vie privée il n’y a qu’un pas. Cette différence se retrouve également dans le rapport des populations à leurs données personnelles. Pas étonnant que le pays de la Loi informatique et libertés, soit, justement, un pays à rideaux.

Mais surtout, les rideaux nous rappellent que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Quand le rideau se fait moucharabieh, on peut voir sans être vu et distinguer un espace sans forcément le séparer d’un autre. D’ailleurs, le moucharabieh est un des personnages centraux d’Impasse des deux palais des un très beau roman de Naguib Mahfouz qu’on pourra (re)lire avec plaisir.

En réalité, les rideaux questionnent notre rapport à l’intimité et donc notre rapport au monde.
À demain, 21 heures