Jackson Pollock est un artiste surprenant. Et tout chez lui est surprenant, de son parcours personnel à sa démarche artistique. Avec ses tableaux les plus connus, il cherche à peindre ses états d’âme. Pas facile quand on on évolue dans un milieu assez académique et qu’on est tiraillé par des tendances antinomiques.
Et pourtant, surprenante à souhait elle aussi, et totalement personnelle, la réponse que propose Jackson Pollock a constitué une des plus grandes innovations du XXème siècle en peinture.

Que n’a-t-on pas dit de ces immenses toiles multicolores ? Nombreux sont celles et ceux qui aujourd’hui encore les trouvent toujours insensées. Les toiles de Jackson Pollock, pourtant, sont pleines de sens car à un époque (le XXème siècle) où la photographie a supplanté la peinture dans sa fonction représentative, que peut-il rester à cette forme d’art, sinon la matérialisation de l’esprit ?
Aujourd’hui ce raisonnement semble assez évident, mais ce qui n’était pas le cas dans les années 1950. Jackson Pollock s’est prêté à un certain nombre de reportages dans lesquels il explique sa démarche.

En 2000, l’acteur Ed Harris a consacré à l’artiste un film biographique aussi instructif que touchant, qui analyse en détails le cheminement qui a amené Jackson Pollock à proposer au monde une réponse unique.
Mais surtout, Jackson Pollock et ses toiles nous appellent à repenser nos états d’âmes ou, plus exactement, la manière dont nous pouvons les exprimer. Il est habituel de chercher à exprimer ses ressentis par les mots et d’ailleurs cette démarche a permis le romantisme, mais peut-on les exprimer par la peinture ? Peut-on aller au delà des mots ?
En réalisant des toiles insensées à première vue, Jackson Pollock a proposé une réponse mais surtout, il nous propose de faire un pas de côté et de considérer les choses autrement.
Les toiles de Jackson Pollock nous invitent à nous regarder autrement.
À demain, 21 heures

Clones appartient à la grande famille des films d’anticipation. Le spectateur est placé dans un futur assez proche où les humains ne vivent plus qu’au travers de leurs clones. Dans cette
Evidemment, je ne suis pas passé au travers de l’évenement planétaire du cinéma commercial !This is it est le lot de consolation des concerts historiques que
Lucky Lucke est un film assez correct qui s’inspire des aventures du génial Lonesome cow-boy imaginé par Morris & Goscinny. La comparaison s’arrête là ! Le reste est tellemment éloigné de l’esprit des deux bédéïstes qu’il serait presqu’insultant de chercher à rapprocher la bande dessinée et le film : Rantamplan et les Daltons ne son pas là, les méchants s’allient à Lucky Lucke et deviennent gentils… la cavalerie ne débarque pas pour sauver le Monde… à force de prendre des libertés avec la BD, l’équipe propose un film tellement éloigné de la BD qu’il perd en crédibilité.
Tempête de boulettes géantes est décevant. D’abord parce que les productions Pixar ou DreamWorks nous ont habitué à un tel niveau de qualité, que revenir au bon vieux dessin animé est, en quelque sorte, frustrant. Mais surtout parce que ce film hésite : il ne trouve pas son style, pas son rythme, pas vraiment son genre. Je passe mon temps à le répéter : faire du marketing, c’est faire des choix… en matière de proposition de valeur, chercher un optimum revient à créer des gloubi-boulgas indigestes. Ce film en est la preuve : à force d’hésiter, il est en permanence assis entre deux chaises. Sauvé par quelques bonnes trouvailles, tempêtes de boulettes géantes permet de passer un moment de détente, sans plus. Une étoile.
Dans certains milieux, il est de bon ton de se moquer du cinéma français. Sans action, sans scénario, sans acteurs… le cinéma hexagonal serait digne du vide intersidéral. C’est ce que j’avais en tête en allant voir Mademoiselle Chambon, film que je ne serais pas allé voir si GC ne m’avait pas accompagné. J’avoue que j’étais motivé autant par sa réaction que par le film lui-même.