Les années folles… tout un programme ! Une époque qui se relevait de la Première Guerre mondiale et qui ne se souciait de rien d’autre que de vivre pleinement, de vivre intensément, de vivre follement et peut-être surtout de vivre, tout simplement.
Catégorie : Émotion(s) Page 1 of 7
Tout ce qui me touche
Jackson Pollock est un artiste surprenant. Et tout chez lui est surprenant, de son parcours personnel à sa démarche artistique. Avec ses tableaux les plus connus, il cherche à peindre ses états d’âme. Pas facile quand on on évolue dans un milieu assez académique et qu’on est tiraillé par des tendances antinomiques.
Et pourtant, surprenante à souhait elle aussi, et totalement personnelle, la réponse que propose Jackson Pollock a constitué une des plus grandes innovations du XXème siècle en peinture.

Que n’a-t-on pas dit de ces immenses toiles multicolores ? Nombreux sont celles et ceux qui aujourd’hui encore les trouvent toujours insensées. Les toiles de Jackson Pollock, pourtant, sont pleines de sens car à un époque (le XXème siècle) où la photographie a supplanté la peinture dans sa fonction représentative, que peut-il rester à cette forme d’art, sinon la matérialisation de l’esprit ?
Aujourd’hui ce raisonnement semble assez évident, mais ce qui n’était pas le cas dans les années 1950. Jackson Pollock s’est prêté à un certain nombre de reportages dans lesquels il explique sa démarche.

En 2000, l’acteur Ed Harris a consacré à l’artiste un film biographique aussi instructif que touchant, qui analyse en détails le cheminement qui a amené Jackson Pollock à proposer au monde une réponse unique.
Mais surtout, Jackson Pollock et ses toiles nous appellent à repenser nos états d’âmes ou, plus exactement, la manière dont nous pouvons les exprimer. Il est habituel de chercher à exprimer ses ressentis par les mots et d’ailleurs cette démarche a permis le romantisme, mais peut-on les exprimer par la peinture ? Peut-on aller au delà des mots ?
En réalisant des toiles insensées à première vue, Jackson Pollock a proposé une réponse mais surtout, il nous propose de faire un pas de côté et de considérer les choses autrement.
Les toiles de Jackson Pollock nous invitent à nous regarder autrement.
À demain, 21 heures
On l’oublie souvent mais l’architecture est un art. C’est dans cette optique que travaillent les créateurs de la série Architectures.
Je trouve que le format de l’émission touche à la perfection : une durée assez courte (une vingtaine de minutes), un dépouillement absolu, un retrait total de l’équipe… cela donne à l’émission un caractère d’intemporalité qui non seulement lui permet de durer dans le temps mais également d’aborder tous les styles et toutes les époques. Véritable marque de fabrique de l’émission, la voix de François Marthouret rend le tout grandiose.
Architecture applique à l’émission de télévision un principe que j’adore et sur lequel je reviendrai : Reduce to the max qui fut, en son temps, le slogan publicitaire de la Smart.
Bref, je ne peux que vous la conseiller. On en trouve beaucoup sur YouTube. Ici l’émission consacrée à la maison de Jean Prouvé. Un de mes architectes préférés et une maison dont j’aimerais beaucoup pouvoir reprendre un jour le principe de dépouillement si j’avais une maison à construire pour moi.
Il n’y a pas si longtemps, je suis tombé sur cette vidéo. Elle dure moins de huit minutes. Je suis frappé par la double inversion des rôles qui se joue entre Herbie Hancock et son jeune fan : dans un premier temps le musicien prend les choses de haut mais l’ado ne se démonte pas, il persiste.
Un peu excédé Herbie Hancock invite le garçon à se mettre au piano, ce qu’il fait. Et c’est là que les choses changent : Hancock, qui n’a plus rien à prouver, se prend au jeu. Il se met lui aussi au clavier. Surprise de l’assistance. Et surprise redoublée quand on s’aperçoit qu’en fait laisse le lead à son invité du jour… qui le prend !
Evidemment, le garçon est un peu dépassé par les événements. On l’aurait été pour moins que ça… et Herbie Hancock de reprendre discrètement la main. D’oublier le rôle qu’il jouait quelques minutes auparavant pour, finalement, être lui-même : un musicien passionné.
Alors bien entendu, cette petite vidéo ne va pas changer les choses, mais elle me touche et finalement elle me donne la pêche.
C’est par la télévision que le théatre Marigny s’est imposé comme la Mecque du théatre de boulevard. Décors de Roger Hart et costumes de Donald Cardwell sont restés dans toutes les mémoires des téléphages.
C’est dans ce théatre qu’Edouard Baer s’est installé pour sa pièce du moment, Miam-Miam. Fidèle à la tradition de l’endroit, les portes claques, les situations virent et revirent, les acteurs sont dans un chassé-croisé ininterrompu…
Bref, la pièce est enlevée et rythmée. Comme toujours avec Edouard Baer, on est plus dans le sourire que dans le gros rire gras et c’est donc plutôt agréable.
La pièce est donc plutôt réussie. Un petit regret, cependant : je trouve la pièce un peu longue, sans doute pour marquer une volonté de contenter le public par un spectacle de deux heures. Quelques passages sont un peu superflus.
Quoi qu’il en soit, Miam Miam est un bon spectacle, sympathique et sans autre prétention que de divertir gentiment…
Une bonne soirée a l’image d’Edouard Baer : un peu détachée, un peu superficielle, un peu bo-bo, très parisienne et tellement sympa.