Naturellement, je ne pouvais pas louper Wall•E ! Évidemment, il fallait aller le voir le jour de la sortie, c’est plus sport. C’est une création remarquable. Techniquement très abouti, ce film d’animation est étonnant à plus d’un titre. Cette belle histoire très poétique est en effet assez surprenante car elle n’est pas dans la ligne éditoriale habituelle des longs métrages de Pixar et assez éloignée des thématiques habituelles de Disney. Bref, Wall•E est un mystère et certainement un événement important dans l’histoire de Disney-Pixar (puisque depuis quelques temps, l’une est la maison mère de l’autre).
Il ne s’agit pas d’un film pour enfants, comme souvent avec les dessins animés de Disney, mais indéniablement d’une création qui s’adresse aux adultes. De plus, par les thématiques abordées, c’est indéniablement un film à message : Wall-E fait l’apanage d’un écologisme de bon aloi et se permet de critiquer un peu le consumérisme (quoique réelle, la critique est douce : Disney vit de la société de consommation). Le message, cependant est plein d’espoir et la morale reste assez simplette (c’est un film américain grand public, quoi).
Ce qui m’a amusé, c’est que le film est plein de références culturelles. Bien que souvent sous-jacentes ou évoquées, le film fait allusion (entre autres) : à 1984 de G. Orwell (un homme, le Capitaine McCrea se rebelle contre « le système » imposé par les robots ), à E.T. de G. Lucas (Wall•E a des traits communs avec E.T.), aux space operas télévisés Star Trek et Cosmos 1999 (les humains quittent la Terre à la suite d’un « dérèglement majeur »), au Macintosh (une fois rechargé, Wall•E émet un son qui est en fait le son émis par les Macintosh lors du démarrage), à la publicité de lancement du premier Macintosh (le Capitaine McCrea « détruit » le pilote automatique d’Axiom… un peu à la manière de l’actrice de la publicité jetant un marteau dans Big Brother), à 2001 Odysée de l’espace de S. Kubrick (musique au moment ou le Capitaine McCrea se relève), à la Bible, en particulier à l’Apocalypse de Saint Jean (le cycle est de 700 ans et pas 1000 ans, mais des maux se sont abattus sur la Terre et un personnage venu d’ailleurs vient en sauveur) et au livre de la Genèse (les humains viennent sur la Terre pour « croître et muliplier »).
Les humains ont quitté la Terre il y a 700 ans. Cela n’est pas dû au hasard : en effet, en numérologie, le 7 est le symbole du renouveau, de l’âme humaine et de la fécondation. Le 0 peut être le symbole du rien, de l’intemporalité et aussi de la perfection divine.
J’avais rédigé ce paragraphe dans la page que WikiPedia consacre à Wall•E, mais un(e?) utilisateur inconnu(e?) m’a censuré… au motif que mon paragraphe manquait de sources. C’est un comble, alors que toutes ces références sont des vérités d’évidence quand on a ne serait-ce qu’une once de culture générale.
C’est marrant, comme Wikipedia évolue depuis que j’en avais étudié le fonctionnement il y a maintenant trois ans. On y trouve aujourd’hui des ayatollahs qui, au nom d’on ne sait quelle philosophie libertaire, sont en train de faire d’un des projets les plus géniaux du web une infâme dictature du grand n’importe quoi.
O tempora, O mores !