Depuis quelques temps, le marketing des offres mobiles m’énerve ! C’est tout sauf du marketing. C’est horripilant ! Il y a 30 ans, Coluche se moquait des lessiviers… aujourd’hui on ne vante plus les mérites des lessives qui lavent encore plus blanc mais on nous abreure d’offres mobiles ad nauseam !
La seule variable d’ajustement que les soi-disant marketeurs des opérateurs ont trouvé, c’est le temps, qui aujourd’hui crée la rareté des offres et permet d’asseoir et de justifier le prix payé par les clients. C’est conformiste, contre-innovant et totalement décalé.
Tout ce qu’on réussi à créer les opérateurs mobiles, c’est une rente de situation qui aujourd’hui est devenue insupportable.
Commençons par le commencement : tous les opérateurs vendent la même chose et cela se résume à 3 produits : des communications voix, des communications data, et des SMS.
Ensuite, ils ne font que combiner ces trois produits pour faire des milliers d’offres soit disant différentes mais qui sont toujours composées avec les mêmes produits : de la voix, de la data et des SMS.
Partant de là, le soi-disant marketing n’est qu’une vaste couillonnade : des packs en veux-tu, en voilà, des offres exceptionnelles avec des SMS illimités (mais en fait souvent limités à 1054) des heures magiques, des forfaits ouik-ende ou vacances… c’est un jeu couillon, mais sans fin !
Par dessus le marché, l’international (dit roaming) n’est jamais (ou très rarement) dans les forfaits.
Que reste-t-il aux opérateurs pour se différencier : le réseau, mais en France au moins, il est très courant que les opérateurs partagent leurs réseaux. Soit par de simples accords de peering, sot carrément, dans certains endroits, c’est TDF qui opère un seul et même réseau pour le compte de tous les opérateurs à qui il refacture tout simplement le trafic (à des tarifs laissant des marges plus que confortables).
Le service client est l’autre facteur de différentiation et ça, c’est vrai, c’est très différent d’un opérateur à l’autre. Mais, dans tous les cas, comme on finit toujours par dépasser son forfait (application à la téléphonie de la loi de Paquel : la caractéristique la plus constante de l’informatique est la capacité des utilisateurs à saturer tout système mis à leur disposition) on appelle le SAV furax et ils disent gentiment qu’ils ne peuvent rien pour nous, sauf à nous faire souscrire un abonnement avec plus de minutes, donc plus cher.
La seule offre que je trouve innovante depuis toutes ces années, c’est le forfait NeoPro 24/24 de BYT. Il est réservé aux pros mais il n’est pas si cher que ça, finalement !
Les opérateurs mobiles ne sont pas encore dans l’économie 2.0. Ils en sont même encore très loin : eux aussi prennent les clients pour des jambons. Le pire, c’est que ça va durer. Il est temps que ça cesse !
Bref, le marketing des mobiles, ça me gonfle…
Si vous êtes comme moi, pour vous détendre voici le sketch de Coluche sur la publicité :

En janvier de cette année, paraisait What Would Google Do, un livre de Jeff Jarvis consacré à l’économie 2.0 et dont Google est le fil conducteur.
Naturellement, on m’a demandé de fournir le texte traduit au format Word… incontournable format propriétaire ! Figurez-vous (et ça n’étonnera personne) que je n’ai pas utilisé Word pour écrire la traduction. Dans un premier temps, j’ai utilisé LaTeX mais cela me permet pas de générer des « .doc » facilement. J’ai ensuite utilisé Bean mais finalement, ce traitement de textes est trop simple pour une tâche aussi importante (le manuscrit final fait 259 pages et comporte 378 notes). Puis j’ai testé OpenOffice mais son interface très rustique m’a donné des boutons. C’est important l’interface quand on a un soft 8 heures par jour sous le pif !
Une semaine sur deux, justement, est du même tonneau que Lol. Les acteurs sont de la même génération et abordent la parentalité des quadras d’aujourd’hui. Pas évident, hein, d’être parent quand on a été élevé par la « génération 68″… Une semaine sur deux est bien fait et finalement, moi qui n’aime pas les films de Sautet, j’ai beaucoup aimé cette tranche de vie, toute en évocations et qui manque un peu de profondeur.
Bronson est totalement différent : c’est un film anglais assez paradoxal : son esthétique est très travaillée (presque sophistiquée) et fait référence à Orange Mécanique sans jamais atteindre le génie de Kubrick. C’est un film assez plat, sans intrigue, qui cultive le nonsense et une ambiance assez surrréaliste. Cependant, le rythme est finalement très lent… trop lent puisque je n’ai pas eu le courage d’aller jusqu’au bout et que je suis sorti en cours de séance… j’ai peut-être eu tord. En attendant d’y retourner (ne serait-ce que pour voir la fin), je lui mets 1 étoile.