François Druel, PhD

Catégorie : Émotion(s) Page 3 of 7

Tout ce qui me touche

Début prometteur

Le vieux geek célibataire que je suis n’a pas souvent l’occasion d’aller faire les soldes. Cette semaine j’ai l’occasion d’accompagner CS dans plusieurs boutiques.

Quand on a pas l’habitude, c’est étonnant, distrayant et surprenant… Au cours de nos tribulations, nous avons atterri dans la boutique Napapijri de la Madeleine. Avant la fermeture, C. a pu donner libre court à son appétit de tatonnages et d’essayages, sous le regard bienveillant d’une vendeuse aussi efficace que sympathique. Après quelques hésitations, c’est sur un pantalon que son choix s’est arrêté.

Naturellement les produits de la marque sont superbes et hors de prix… mais comme nous étions seuls dans la boutique, nous avons pu prêter attention à la musique. La boutique diffusait Conditions, le premier album du groupe The Temper Trap. Très typé rock, on retrouve dans cet album un petit côté Hot Fuss (the Killers) mais beaucoup plus doux, bien moins flamboyant.

Cet album est dans l’intimisme et la sérénité. Bref, Conditions est excellent. Nous vous le conseillons !

Faites-vous une première idée sur l’iTunes Store.

Vive le dimanche soir

J’aime les dimanche soir. Depuis des années, je trouve ça rassurant. Avant de reprendre une nouvelle semaine, le dimanche soir est pour moi une parenthèse dans la semaine.

Comme les lecteurs assidus de ce blog le savent déjà, le dimanche soir j’écoute la chronique Le sens de l’info sur France Info… et bien, grâce à un tweet, j’ai ajouté La chanson du dimanche à la liste de mes podcasts.

Enjoués, décalés et sympathiques, Alec et Clément, les deux membres de La chanson du dimanche sont des artistes 2.0 : apparemment plus ou moins auto-produits (par La Pêche Production), ils diffusent chaque dimanche soir une chanson qui, à l’ère de la diffusion numérique et de l’internet, est à classer dans la grande famille de la chanson française à textes. Parfois polémique ou critique, La chanson du dimanche est souvent drôlatique, comme dans ce titre, 8-200-200 (spéciale dédicace pour tous ceux qui en ont marre de se faire arnaquer par les opérateurs !)




Allez, à dimanche prochain !

‘identité

En cherchant dans les posts de ce blog, je viens de m’apercevoir que je ne vous ai jamais parlé de Diam’s. J’avais du en parler dans un blog précédent… enfin, au delà du personnage, j’apprécie les albums de Diam’s pour leurs textes dont les aspects sociologiques en disent plus long que les études soi disant scientifiques dont le style pontifiant et condescendant est à vômir et aussi pour l’exemple que cette petite banlieusarde a pu donner, y compris aux français et autres gouères.

Naturellement, comme tout un chacun, j’ai d’abord été surpris d’apprendre sa récente conversion à l’Islam. Et puis, comme toujours, j’ai cherché à comprendre : Diam’s épouse un musulman et donc rien de plus de normal qu’elle se convertisse à l’Islam. Sans être une obligation de la Charia, on peut comprendre qu’il est dans l’ordre des choses qu’une femme embrasse la religion de son mari. D’ailleurs, cela s’est déjà vu (Suzanne Moubarak, ou l’épouse de Moktar Ould Daddah, toutes deux chrétiennes, se sont converties à l’Islam en épousant leurs maris). On aurait pu en rester là, sur une affaire de pure forme. Après tout, c’est une chose courante, dans les mariages mixtes et souvent, une fois réglées les questions de droit canon, la vie reprend son cours.

La conversion de Diam’s, cependant, est plus qu’une sorte de convention de forme, c’est une démarche profonde de recherche d’identité. Et là commencent les vraies questions, d’ailleurs soulevées par les médias, dont la journaliste B. Charles dans Marianne2 qui, comme nombre de ses confrères, y voit une sorte de régression.

En effet, Diam’s avait tout pour être une fille de France, un exemple que la République laïque, libre, égalitaire et fraternelle aurait pu donner à des enfants qui auraient été fiers d’une réussite méritée et gagnée à force de travail et d’abnégation (ce dont, toutes choses égales par ailleurs, je ne doute pas dans le cas de Diam’s)… mais non. Ce n’est pas dans la République que Diam’s se reconnait, ce n’est pas là qu’elle va chercher son identité. C’est dans une religion qu’elle se réfugie, qu’elle cherche à se trouver.

A bien y réfléchir, je pense que ce n’est pas étonnant. Parce que la fracture sociale est bien là, et profonde, entre des centres villes qui cherchent des réponses dans le passé et des banlieues qui, face à leurs questions, interrogent un avenir incertain. Les banlieues sont redevenues des friches. Des friches républicaines. Des terreaux propices à l’enracinement d’un grand nombre de mouvements religieux en tous genres.

Dans ce contexte, par une sorte de capillarité, Mélanie la française d’origine chypriote et de culture européenne (voire chrétienne) ne trouve pas de réponse dans le modèle d’une France nostalgique de sa 3eme République, nostalgique d’un modèle qui a permis l’ascension sociale de citoyens de toutes les cultures et de toutes les origines de Louis Pasteur à Léon Blum, de René Monory à Pierre Bérégovoy… de Marie Curie à Suzanne Lenglen et tant d’autres hommes et tant d’autres femmes.

Bref, la République patine. Elle est frileuse et ne pratique rien d’autre que la politique de l’autruche. D’ailleurs, au delà du court termisme électoraliste, le débat national, forcément grand qu’un gouvernement opportuniste utilise comme un cache sexe de problèmes graves et profonds ne fera que de verser des bidons d’huile sur des feux déjà bien nourris. En effet, non seulement la question posée (« Pour vous, qu’est-ce qu’être français ? ») est mauvaise, mais les réponses ne peuvent que créer des affrontements entre des anciens nécessairement nostalgiques et des modernes forcément frustrés de ne pouvoir avancer.

Ce qu’il faut se demander, c’est quelle France nous souhaitons construire tous ensemble, car l’identité non seulement cela se construit mais surtout, cela se construit pour l’avenir et cela se construit en cherchant le consensus… et pas en mettant encore une fois les français dos à dos. Tous les citoyens doivent chercher à regarder ensemble dans la même direction et pas une fois encore se regarder dans le blanc des yeux en se cherchant des noises, que diable !

Dans ce contexte, en cherchant à se construire une identité, Diam’s a certainement choisi la voie la plus difficile, qui va là pousser à des grands écarts schizophréniques entre une morale personnelle religieuse rigoriste et la vie dans un pays devenu multi-culturel qui fait de la laïcité le ferment d’un consensus difficile mais nécessaire.

Maintenant mariée, elle sera, à n’en pas douter, bientôt maman. Quel avenir espère-t-elle construire pour ses enfants ? Je vais chercher à comprendre. Espérons que S.O.S., son nouvel album, me donne quelques pistes. Le titre même de l’album, cependant, en dit long…

We want Miles !

J’adore Miles Davis ! Vous le savez déjà si vous lisez ce blog depuis longtemps. Alors quand la semaine dernière un rendez-vous s’est décommandé, j’en ai profité pour aller visiter l’exposition que la Cité de la musique consacre à ce magicien du jazz.

Il a fallu faire la queue pour entrer et prendre mon mal en patience car j’ai attendu presqu’une heure, mais le jeu en valait la chandelle ! Cette belle expo adopte un point de vue chronologique, très classique : des débuts de Miles, au début de la Seconde Guerre mondiale à sa disparition en 1991. Ce qui est moins courant, en revanche, c’est la scénographie qui alterne un parcours linéaire avec des respirations permettant de mettre l’accent sur quelques points particuliers de la carrière du Maître.

L’expo est divisée en deux espaces distincts, de nombreux morceaux de musique sont proposés à l’écoute et, bref, elle est d’une grande qualité.

Si ce n’est pas fait, courrez à la Cité de la musique (M° Porte de Pantin 😉 )

Papotages avec JM Billaut

Cette après-midi, je suis allé papoter avec mon vieux complice Jean-Michel Billaut. Nous avons évoqué le bon vieux temps de l’Atelier… et puis aussi quelques projets qui me trottent dans la tête et sur lesquels je souhaitais recueillir son avis. Jean-Michel n’a pas la vie facile mais son esprit est toujours aussi alerte ! Remettez-vous vite, Jean-Michel !

Mais cette visite était avant-tout amicale car depuis quelques temps Jean-Michel est en rééducation à la campagne et je souhaitais, bien modestement, lui soutenir le moral. C’est pourquoi je lui ai apporté un petit cadeau :

La video n’est pas terrible, mais je n’ai pas trop l’habitude et il faut reconnaître que la caméra de l’iPhone est loin du Technicolor 😉

Je remercie Alain Schott qui a eu la gentillesse de me conduire jusqu’à Jean-Michel.

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