François Druel, PhD

Catégorie : Cinéma Page 2 of 4

Le petit Nicolas

Le petit Nicolas est une institution de la littérature des années 60. Je me souviens de siestes estivales où les grands me proposaient de lire un des recueils d’aventures, mais je n’aimais pas ça du tout…

Ce qui marque d’abord dans le film c’est l’esthétique : les décors, les costumes, la photo, les accessoires créent une ambiance cherchant à rappeler la France de ces années là. J’en ai de vagues souvenirs (voilà ce que c’est de vivre à la campagne dans les années 70) et on retrouve dans le film une atmosphère clairement France gaullienne.

Alors que le casting peut paraître surprenant (Kad Merad, Valérie Lemercier, Sandrine Kiberlain), finalement il fonctionne bien et les acteurs sont assez justes : Valérie Lemercier, comme d’habitude (mais je suis un fan absolu) et Kad Merad font des parents assez amusants. Sandrine Kiberlain est juste en dessous mais bien quand même. Les quelques apparitions (Anémone, surprenante, comme toujours ; Gérard Jugnot pour un clin d’oeil amusant et amusé ; Michel Galabru impérial) ajoutent une touche intéressante.

Mais le plus important c’est le scénario qui donne un film drôle, mais drôle : j’ai eu plusieurs fous-rires et cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps. L’humour burlesque de Gosciny est bien là, vivant sous nos yeux.

Bref, je me suis bien amusé. 4 étoiles bien méritées.

Trois films

District 9 est un excellent fill de science-fiction. J’ai beaucoup apprécié l’esthétique du film et le point de vue proposé : des extra-terrestres arrivés sur Terre il y a des années par on-ne-sait-quel hasard et qui veulent rentrer chez eux. Ils seront aidés par un mutant qui découvre que l’hostilité des hommes est vaine. 3 étoiles.

Démineurs est une grande déception. Un film plat, qui ne raconte rien, dont le scénario est décousu… et qui finit en queue de poisson. Quelques plans intéressants en steady-cam ne sauvent pas un ensemble médiocre. 0 étoiles, il ne mérite pas mieux !

J’attendais de voir la Proposition avec impatience car le pitch du film, dévoilé dans la bande annonce, me plaisait beaucoup. Et bien j’ai été très déçu : le jeu des acteurs est bancal, le scénario est décousu et invraisemblable, la fin inattendue et totalement tirée par les cheveux. 1 étoile quand même pour Sandra Bullock vieillissante et que j’avais préféré dans des bluettes plus enlevées.

3 bons films

Les coaches sont à la mode. Rien d’étonnant donc à ce que le cinéma s’empare du sujet pour le tourner en dérision. Le Coach est un film réjouissant et divertissant. Evidemment, on reprochera à ce film de jouer sur les sempiternelles mêmes grosses ficelles, usées jusqu’à la corde : un duo d’acteurs que tout oppose ou quelques poncifs sur la société moderne. Ceci dit, les acteurs sont bons et jouent juste. Le résultat est sympathique. Le Coach mérite ses 2 étoiles.

Ultimate Game vaut réllement le coup d’être vu : de l’action très bien menée, mais surtout un thème d’actulalité : les nanos technologies et les dérives qu’elles pourraient permettre. Ce film d’anticipation est réellement prenant. 3 étoiles. Allez-y.

Numéro 9 est sans contexte un des films importants de l’été : fort, poétique et initiatique, c’est un grand film. Les références en tous genres sont nombreuses et à propos. Ce film raconte la vie, qui, comme on sait, est un combat pour le bien et l’avenir. Ce très beau film m’a donné une pêche incroyable et il mérite sans conteste ses 5 étoiles.

Prophétique

Un Prophète est LE film de la rentrée, et quel film ! Fort, prenant, formellement très abouti et qui, durant 2h30 exaltantes présente un parcours initiatique aux antipodes de ce que devrait être le rôle que la République dévolue à la prison.

De facture très classique, le film est très abouti et a été visiblement conçu pour durer. Au delà de l’actualité qui en fait un réquisitoire, il restera comme un témoignage le jour où cette prison là sera une époque révolue (c’est du moins ce que j’espère).

Depuis très longtemps, la prison fascine. D’ailleurs la presse s’est répandue en commentaires en tous genres dans le but de savoir si le paysage carcéral dressé était proche d’une réalité qui fait beaucoup fantasmer.

A mon sens, l’important n’est pas là, mais dans le parcours initiatique décrit et dans son issue, funeste : le héros, un brave type sans trop d’histoire découvre le milieu carcéral, s’y installe (au prix d’épreuves qui sont de celles qui forgent le caractère), finit par y nager comme un poisson dans l’eau… puis s’en joue avant, finalement de mettre à profit son apprentissage au point de dépasser son maître.

On pourrait se dire sans doute avec justesse que ce brave type avait en lui le ferment de son parcours et qu’il serait allé vers son destin… mais un Prophète démontre (presque scientifiquement) que la prison n’a pas permis (loin s’en faut) de refouler ces penchants naturels ni de les changer. Au contraire, la prison en a été l’incubateur et l’engrais.

Bref, j’ai adoré ce film. Il a grandement mérité ses 5 étoiles.

Et de quatre !

Inglorious Bastards est le film dont tout le monde parle. Il fallait donc aller le voir. Un tel thème traité par Tarentino vaut assurément le déplacement, me disais-je… Le film est divisé en chapitre et suit, une fois n’est pas coutume, un découpage chronographique. Le premier chapitre est exceptionnel et tellement criant de véracité que j’en suis resté collé à mon siège. Christoph Waltz campe un SS tellement plausible que c’en est glaçant ! Evidemment, comparé à ce départ en fanfare le reste du film semble désespérément plat et s’avère décevant, très décevant. Mais, ne serait-ce que parce qu’il dresse un portrait glaçant de véracité de quelques officiers SS, ce film mérite une étoile.

A la sortie de ce long film, j’ai pris beaucoup de plaisir à regarder Ice Age 3 qui est sans prétention, très bien fait et agréable à regarder en 3D. Ce film divertissant ne dépassera pas un étoile bien méritée mais vaut la peine d’être vu, histoire de se changer les idées.
Voyage sous la mer en 3D m’a attiré car, pour la première fois, il s’agit d’une réalisatio,n en 3D qui n’est pas un film d’animation. Les images sont très belles et parfois impressionnantes. Cependant, le commentaire niais déclamé par une Marion Cotillard en petite forme décrédibilise celui qui n’arrive même pas à la cheville du Monde du silence… n’est pas Cousteau qui veut (le fils, qui sert de caution à ce film, n’a rien de son illustre père) et encore moins Louis Malle. Zéro étoile.
L’abominable vérité est encore une bluette américaine. Encore une fois, à partir d’un scénario tenant sur un timbre poste, des acteurs bien servis par un professionnalisme tout hollywoodien donnent corps à un film très divertissant. 2 étoiles, parce que j’ai bien rit !

Page 2 of 4

Propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén