Dans certains milieux, il est de bon ton de se moquer du cinéma français. Sans action, sans scénario, sans acteurs… le cinéma hexagonal serait digne du vide intersidéral. C’est ce que j’avais en tête en allant voir Mademoiselle Chambon, film que je ne serais pas allé voir si GC ne m’avait pas accompagné. J’avoue que j’étais motivé autant par sa réaction que par le film lui-même.
Il s’agit d’un film à la Claude Sautet : une tranche de vie présentée assez brute : on ne sait rien du passé des personnages, le film ne laisse rien deviner de leur avenir (l’archétype de ce genre étant pour moi Garçon qui m’a laissé dans mon esprit une trace indélébile). La caméra (et donc le spectateur) est posée là, devant eux, et les regarde agir, comme des cobayes dans une boite. Naturellement, c’est frustrant… il ne se passe rien…
En fait, dans ce genre cinématographique, c’est au spectateur d’être actif : il faut se mettre à l’écoute de ses sentiments, de son ressenti. Cela se fait dans le calme, cela prend du temps… si on ne fait pas cet effort, on passe littéralement à côté du film.
Une fois de temps en temps, cela peut être intéressant, mais c’est vite lassant. 1983 – 2009 : une fois tous les 26 ans, c’est suffisant !
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