François Druel, PhD

Auteur/autrice : François

François Druel, PhD.
Consultant, enseignant, auteur
rédacteur de ce site

Enfin un procédé qui protège les mineurs sur internet

Depuis quelques temps, je travaillais à la mise en forme d’une idée qui me trottait dans la tête. Ce soir, nous avons enfin mis la dernière main à un processus de protection des mineurs sur Internet. Toutes les informations sont sur le site Protection des mineurs.

Voici le texte du communiqué de lancement. Je répondrai à vos questions avec plaisir.

Aujourd’hui, la protection des mineurs sur Internet se réduit à quelques solutions techniques peu efficaces et facilement contournées par des ados qui maîtrisent les outils technologiques dès leur plus jeune âge. Les cases à cocher (avec déclaration sur l’honneur), la saisie d’informations lues sur des cartes bancaires et même les outils de contrôle parental sont autant de méthodes courantes de protection que les mineurs peuvent aisément déjouer pour accéder à des contenus ou des services en ligne dont tout parent souhaiterait les tenir éloignés.

Or la libéralisation du marché des jeux d’argent en ligne, qui sera effective très bientôt en France, va être à l’origine d’un véritable déferlement  de sites web dont il convient de préserver les moins de 18 ans : casinos, strip poker, paris sportifs et autres créations typiquement destinées aux adultes vont venir s’ajouter aux contenus déjà disponibles : sites pornographiques, services de strip video, de webcam, etc. On comprend donc pourquoi un certain nombre d’associations et de groupes de pression dénoncent publiquement les risques d’addiction, de dérives éducatives, morales et financières que représenterait pour les mineurs, une libéralisation totale et sans contrôle des jeux d’argent en ligne.

Les concepteurs d’un procédé technique innovant affirment dans le présent blog que le déploiement de leur solution apporte le même niveau de protection des mineurs sur internet que celui existant dans le monde physique. Simple à mettre en œuvre au niveau national ou européen, d’un déploiement extrêmement rapide et d’un coût nul pour le consommateur, ce procédé permet de protéger efficacement les mineurs sur Internet. Cette solution, qui fait l’objet d’une demande de brevet déposée à l’INPI, pourrait constituer l’une des fameuses digues de protection des mineurs évoquées récemment dans les médias lors de l’annonce de la libéralisation du marché des jeux en ligne.
Pour toute information complémentaire, contacter les concepteurs :

François DRUEL (docteur en ingénierie de l’Innovation)
francois@druel.com ou 06.74.25.81.59

Alain SCHOTT
alainschott@gmail.com
ou 06.76.04.09.56

Auto-censure

Depuis des années (à vrai dire depuis une discussion avec JN alors qu’il travaillait encore chez Cofica), je suis persuadé que posséder une auto est la pire des choses à faire. L’idéal est de se passer de ce véhicule, la location (ponctuelle, de durée longue ou courte) constituant une solution optimale.

Pourtant, cette industrie a généré une éco-système auto-entretenu et qui perdure car il me semble très pernicieux.

  • Ses symboliques multiples en font un objet de désir ;
  • bien que connu comme polluant, on ne voit pas la pollution dans l’immédiat ;
  • un lobby particulièrement efficace a convaincu tous les peuples du monde entier qu’une auto est indispensable.

Partant, nombre de gens ont organisé leur vie autour de ce véhicule : habiter à la campagne, par exemple, implique d’avoir une auto. Ce phénomène est également observable en ce qui concerne le transport par poids lourds : imagine-t-on de travailler en flux tendu sans le recours au transport routier et aux messageries ?

Moi-même, par le passé, j’ai possédé et utilisé des autos. En dépit de leur caractère indéniablement pratique, le bilan de long terme me semble pourtant assez négatif : sur l’environnement, naturellement, mais également le bilan financier. Une auto est, dans un budget,  un puits sans fond. Par dessus le marché, c’est une source de soucis permanents : mécanique à entretenir (et crainte des pannes), problèmes de stationnement (et craintes pour l’état de la carrosserie), assurance, carburant etc.

Vivre sans auto semble être une gageure : à une époque où l’on ne semble pouvoir se passer d’auto, vivre en piéton intrigue et donne immanquablement une image d’homme préhistorique. Telle était la situation lorsque, en 2004, je me séparais de ma dernière voiture.

Il m’a fallu m’organiser, voir les choses autrement, envisager mon rapport aux déplacements sous un autre angle. Quand on a pris goût au transport individuel, utiliser les transports en commun paraît rustique et mal pratique. J’ai également découvert les joies de la location courte durée : des autos récentes, entretenues, propres et qui fonctionnent tout le temps. Que c’est confortable !

Le bilan est, de très loin, positif : mon budget s’est allégé, un grand nombre de soucis et de tracasseries m’ont abandonné et finalement la sérénité qui en résulte est plus qu’appréciable. La crise pétrolière que le Monde traverse actuellement renforce ces effets bénéfiques.

Si vous ne l’avez pas encore fait, il est temps d’étudier sérieusement un changement profond de mode de vie !

Progressisme, kezako ?

Progressisme ? Goût de l’avenir ? Comme dirait ce sympathique HPC, cela peut paraître insensé, voire relever de l’imposture… alors, de quoi parle-t-on ? 

Mon Petit Larousse édition 2000 donne du progressisme une définition lapidaire : 

Doctrine politique progressiste : qui a des idées politique, sociales avancées

Pour l’édition francophone de l’incontournable WikiPedia, le progressisme peut se définir comme suit : 

Le progressisme est la volonté d’instaurer un progrès social, des réformes, par opposition au conservatisme.

Une pensée est qualifiée de progressiste, par exemple, lorsqu’elle conçoit le présent comme un progrès par rapport à une époque passée jugée plus primaire, plus difficile, ou encore plus ignorante.

Pour l’excellent Trésor de la Langue Française informatisé, le progressisme est : 

– Doctrine ou attitude se fondant sur l’idée de progrès continu et ascendant de l’homme. Il est capital de mener simultanément le combat de l’adaptation et le combat de la fidélité. Le problème est d’éviter deux tendances également redoutables: l’une qui, en voulant sauver et conserver l’essentiel, conserve en même temps ce qui ne l’est pas et qui nous fait tomber dans le mauvais traditionalisme, dans l’intégrisme; l’autre qui, en voulant changer ce qui doit être changé, change aussi ce qui ne doit pas l’être et qui nous conduit au progressisme, au modernisme (J. DANIÉLOU, Et qui est mon prochain? Paris, Stock, 1974, pp.234-235).
– POL. Mouvement politique et religieux (des années 1945) se recrutant parmi les catholiques et cherchant à intégrer au christianisme certaines conceptions du marxisme communiste (d’apr. FOULQ.–ST–JEAN 1962). [Dans le sein du catholicisme] l’ascension du clergé indigène, la naissance du progressisme (…) divisent et inquiètent l’église romaine (Philos., Relig., 1957, p.44-7).
P. ext. Attitude des chrétiens ayant des idées politiques très avancées (d’apr. Foi t.1 1968). Le miracle de la multiplication des pains (…) voilà ce qu’est l’Église (…) c’est par ce côté qu’elle me tient. Que je me sens étranger, au fond, à la bataille du progressisme et de l’intégrisme! (MAURIAC, Bloc-Notes, 1957, p.307).
– MUS. ,,Toute forme de jazz qui tente de renouveler la manière d’improviser ou le style orchestral, sans craindre, parfois, de faire appel à des éléments étrangers à la tradition négro-américaine«  (TÉNOT 1967). Boris Vian écrivait: «Tous ceux qui enterrent le bop depuis dix ans, et le «progressisme» et le reste (…) ne se sont pas aperçus que toutes les recherches harmoniques des novateurs, et les recherches de sonorités, ont complètement imprégné ce qu’ils continuent à prendre pour du jazz «traditionnel» (…)» (L’Est Républicain, 14 octobre 1984, p.5, col. 1).

 

Voilà pour le progressisme. C’est un état d’esprit et une posture intellectuelle qui me plaît car avoir confiance dans l’avenir et parier sur le futur me semble être la seule attitude constructive. je refuse le conservatisme et le confort intellectuel de la bourgeoisie : cette posture n’a jamais fait avancer le Monde. 

Le goût de l’avenir, quant à lui, c’est, pour Max Weber, la définition de la politique. La politique c’est l’art et la manière de vivre ensemble. De partager et aussi de construire pour faire ensemble une société qui nous ressemble hic et nunc.

Pour chercher le progrès, je me nourris de connaissance. Je ne crois pas, en effet, que sur un sujet particulier, on puisse penser par soi-même sans, au préalable, étudier le sujet. On s’aperçoit alors de l’ampleur des connaissances, de la petitesse de son propre savoir et de la difficulté de construire une pensée nouvelle. Penser par soi même sans étude préalable, voilà l’imposture !

Non que je nie l’Histoire ou le passé sont à laisser dans l’ombre, au contraire, il faut la connaître et même l’étudier en détails. Mais il faut aussi parfois l’oublier et en faire table rase. Consciemment, volontairement, pour aller de l’avant et progresser. Pour progresser librement et en conscience. 

J’espère donc pouvoir porter sur le monde un regard de progrès et d’avenir. Un regard parfois détaché ou même narquois,  mais un regard qui se voudra intelligent et progressiste. Rien de moins mais on n’obtient pas de grande réalisations sans grandes ambitions.

Par ailleurs, a vie nous donne aussi nombre d’occasions de ressentir des émotions, de faire des expériences diverses et variées. En ce qui me concerne, cela concerne souvent la technologie, la gastronomie et autres sujets amusants et passionnants qui me donneront de la matière pour quelques sujets plus futiles et plus légers. 

Kiraz au musée Carnavalet

Kiraz fait l’objet d’une belle expo au musée Carnavalet. Depuis que, dans Jours de France, j’ai découvert ces longues silhouettes féminines, sortes de Barbie de papier, j’apprécie l’esthétique de ces parisiennes que leur auteur fait vivre depuis maintenant 60 ans. 

L’exposition présente une centaine de gouaches originales. J’ai été frappé par la maîtrise technique de Kiraz : les gouaches sont simplement superbes. J’ai apprécié aussi la justesse d’un trait qui n’a pas varié d’un iota en 60 ans. C’en est même étonnant : les gouaches de 2003 ont la même fraîcheur que celles des années 50. 

Elles n’ont pas d’âges, ces petites mignonnes dont les habitudes sont celles des héritières des beaux quartiers. Les décors sont intemporels, les lignes filiformes aussi et finalement les sujets également : en 60 ans, le temps n’a pas eu de prise sur le monde de Kiraz. Peut-être les archétypes se sont-ils un peu modifiés mais la futilité est la même…

Que tout cela est bourgeois !

 

Bienvenue dans un monde de progrès !

Après plusieurs essais de blogs et après une phase de réflexion, j’ai finalement décidé de publier à nouveau un blog. 

Je vais donc essayer de tenir cette chronique afin de vous faire partager le monde tel que je le vois. Ce blog parlera à la première personne et il n’aura d’autre ambition que de collationner ce qui me passe par la tête. 

Je vous souhaite une bonne lecture !

A bientôt sur la fréquence

François

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