François Druel, PhD

Auteur/autrice : François Page 38 of 39

François Druel, PhD.
Consultant, enseignant, auteur
rédacteur de ce site

Sondage

J’aime bien les sondages de PC INpact, excellent site de news français. Ces sondages sont parfois étonnants, dans le thème abordé et aussi dans les réponses recueillies.

Aujourd’hui, le sondage porte sur la télévision et Internet. La réponse préférée des sondés est : Internet n’y est pour rien, la télé meurt toute seule. Voilà une réponse étonnante et intéressante. Il faut s’arrêter sur cette réponse et pour deux raisons au moins.

D’une part cette réponse va à l’encontre des poncifs habituellement colportés par les professionnels de la télévision ! Et d’autre part, parce que les répondants à ce sondage sont les lecteurs de PC INpact et que leurs caractéristiques sociologiques sont remarquables à plus d’un titre.

A écouter les analyses sur l’érosion de l’audience télévisuelle, Internet est une des causes majeures de la perte d’influence de la télévision. À bien regarder les grilles de programmes qui se succèdent les unes aux autres, cependant, la télévision ne se remet pas en question et ne sait que reproduire, saison après saison, les mêmes bonnes vieilles recettes qui sont maintenant éculées (le fameux Des chiffres et des lettres est toujours à l’antenne… comme il y a quarante ans, sans aucun changement !). La télévision de 2008 est toujours à l’image de celle des années 60 analysée par Marshall Mc Luhan : pour l’essentiel, c’est de la radio filmée.

Aucune remise en question. La télévision vit d’une rente de situation et il est évident qu’elle est passée à côté de la révolution Internet. C’est pourquoi je souscris totalement à la réponse majoritaire de ce sondage.

Plus grave, cette réponse est fournie par les lecteurs de PC INpact. Or, pour bien connaître ce site, les lecteurs sont jeunes et technophiles, bref ce sont des fans d’informatique, comme disent nos anciens. Bien entendu, on peut se dire que c’est assez peu représentatif de la population. On aura raison et on se rassurera… mais c’est oublier que c’est la majorité de la population de demain (d’ici 5 à 10 ans). Et c’est pour ça que je crois que la télévision a du mauvais sang à se faire.

Technophile, certes, cette population est aussi très éduquée (cf. les pourcentages de ces classes d’âges arrivant au niveau du baccalauréat) et son sens critique a été développé par le système éducatif qu’elles ont parcouru depuis 20 ans maintenant. Bref, ce sont tout sauf des moutons de panurge prêt à avaler tout rond des réalités savamment emballées par les spécialistes de l’audio-visuel.

Cette génération montante préfère l’interactivité d’un MMURPG, le temps réel d’un Instant Messaging et WikiPedia à la Marche du Siècle… Elle a découvert Joost et utilise YouTube. Partant, vu la richesse de ces services, il n’est pas étonnant qu’elle trouve la télévision dépassée et il ne faut pas lui en vouloir : la télé de Papa, c’est du passé.

Finalement, les dirigeants de Canal Plus et des autres chaînes ont raison : à force de dénigrer Free ou Orange, ils sont en train de creuser leurs propres tombeaux.

iPhone 3G : un début difficile

iPhoneUtilisateur d’un iPhone depuis son introduction en France, je ne pouvais pas manquer le passage vers l’iPhone 3G.

J’ai reçu l’iPhone lundi. La migration n’a posé aucun problème. C’est long mais totalement transparent. Il suffit de synchroniser une dernière fois l’iPhone « 1G » avec iTunes avant de changer la puce de téléphone. Puis on connecte le nouvel iPhone, il est détecté par iTunes qui prend tout en charge. C’est long mais cela se fait sans douleur. Au bout de 40 mn environ l’appareil est opérationnel. Les réjouissances peuvent donc commencer, en avant la musique !

Physiquement l’appareil a changé (un peu) : son dos est maintenant en plastique (blanc dans mon cas), il est plus fin et aussi plus large. Oh, pas de beaucoup, disons 1/2 cm… mais c’est suffisant pour changer tous les réflexes de prise en main. L’écran a changé également : la luminosité est différente et l’étalonnage des couleur a été modifié. Le contrôle automatique de luminosité a également été changé et j’ai l’impression qu’il est moins performant. Autant l’écran de l’iPhone v1 était excellent autant l’écran de l’iPhone 3G me semble moins bon. Première déconvenue, mais bon, tant pis, continuons le tour du propriétaire.

Attendue depuis longtemps, la 3G est la grande nouveauté de la fonction téléphonique de l’iPhone… et c’est aussi ma plus grosse déception. L’iPhone v1 était compatible Edge et recevait plutôt correctement. L’iPhone 3G a du mal à accrocher les réseaux (mais un appel au SAV d’Orange a apparemment réglé le problème). A en juger par l’indicateur d’intensité de réception, ce nouvel appareil capte moins bien que son prédécesseur. La qualité sonore a été améliorée. En écoute mais (aux dires de mes correspondants) également en émission. Les progrès les plus importants concernent les transferts de données : avec la 3G, les transferts sont envirpn deux fois plus rapide qu’avec la technologie Edge. Ah, dernier point concernant la téléphonie : le connecteur du casque est maintenant standard, ce qui rend son introduction plus difficile et le connecteur est plus proéminent.

La présence d’un GPS est l’autre grande nouveauté matérielle de ce nouvel iPhone. Bien que présent, il est totalement inexploitable. En l’absence de logiciel de localisation efficace, le GPS agit juste comme un simple positionneur. J’attends un logiciel digne de ce nom avec impatience (Tomtom a annoncé le portage de son soft sur iPhone… wait & see).

Reste la batterie : d’après Apple son autonomie a été améliorée. Mais soyons clairs : si on active les fonctions de push du nouvel OS et si on utilise le GPS,  la batterie a une durée de vie ridicule, inférieure à celle d’un iPhone v1. C’est une grosse déception.

En conclusion, sauf à être à fond dans la geek attitude, l’upgrade vers l’iPhone 3G ne semble pas indispensable. Un iPhone v1 mis à jour avec l’iPhone OS 2 me semble être une solution optimale. J’ai fait l’upgrade, tant pis pour moi !

Faire des choses

En 2001, David Allen a publié un livre qui allait avoir un grand retentissement : Getting Things Done. Il s’agit d’une méthode de productivité personnelle, comme seuls les américains savent en concevoir,  et qui est destinée aux cadres sur-occupés souhaitant survivre dans le monde des affaires.

Au delà de ses aspects caricaturaux, une des caractéristiques de cette méthode est d’être formalisée sous forme d’algorithmes simples et qui permettent de gérer sa vie en mode projet, à l’aide de listes qu’on met à jour régulièrement. Il n’en fallait pas moins pour qu’un grand nombre de programmeurs de tout crin les implémentent dans une ribambelle de logiciels.

J’ai commencé par lire le livre et puis j’ai cherché, naturellement, un outil qui me permettrait de mettre en oeuvre facilement la méthode. J’ai testé un certain nombre de logiciels, des mauvais, des trop compliqués et des trop simples, des gratuits et des payants. Rien ne m’a donné satisfaction. 

Alors, j’ai trouvé Things, publié par l’éditeur allemand CulturedCode. Depuis que j’utilise des logiciels sur Mac, je n’avais pas vu un soft aussi esthétique et bien fait. C’est d’abord ce qui m’a plu : ce logiciel est un vrai plaisir à utiliser. Bien que présenté comme une version beta, Things est un logiciel abouti et très fonctionnel. 

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, les éditeurs ont eu la bonne idée de proposer une version pour iPhone du logiciel. On retrouve tous les bons aspects de la version desktop, la portabilité en plus ! Ce logiciel justifie à lui seul la mise à jour de l’iPhone (voire même d’un iPhone 3G).

Bref, Things est un des meilleurs logiciels que j’ai jamais utilisé sur un ordinateur. C’est un vrai outil de productivité comme je les aime : font des choses utiles et qui sont agréables à utiliser. Dans mon panthéon personnel, je range Things aux côtés du Rédacteur 3, de Nisus 3, de Ragtime 3, de feu Eudora et de quelques autres dont je vous parlerai un jour !

Ceci dit, un mot sur la méthode GTD : très simple à comprendre, elle demande un minimum de discipline mais offre une efficacité à toute épreuve. Bien maîtrisée, elle devient assez naturelle et permet de se passer d’une assistante. Elle demande, cependant, à tout planifier et peine à gérer un mode de vie trop chaotique. Très adaptée au mode projet, la méthode GTD permet de mener à bien des projets complexes sans oublier les détails.

Heureusement (ou malheureusement 😉 ), la vie ne se limite pas à une suite de projets !

Éditeur de textes

Un éditeur de textes est un outil de base à posséder sur son ordinateur. MacOS X est livré avec TextEdit, mais cet éditeur est un peu pauvre à mon avis. 

Naturellement on peut utiliser vi ou Emacs (il existe plusieurs version Aqua, dont Aquamacs). ces éditeurs de textes sont d’une extraordinaire puissance, surtout Emacs, qui permet de faire tout (et sans doute aussi le café

Ces logiciels, cependant sont d’une rusticité à toute épreuve. Je préfère utiliser TextMate qui est très chouette, plein de macros, de trucs sympas de machins agréables. La personnalisation règne en maître, la coloration syntaxique est très agréable et enfin, il y a plein de gimmicks pour LaTeX. C’est mon éditeur de texte de référence pour LaTeX et l’HTML, celui avec lequel j’ai écrit ma thèse. Un excellent choix.

Parfois on a aussi besoin d’un traitement de textes. Il en existe des myriades, à commencer par le monstrueux Word, qui me sort par les narines. Pour la saisie de textes courts, de lettres courantes et de documents simples, j’utilise Bean.

Ce petit logiciel est très bien fait, rapide et pratique. Il implémente les recommandations de Marten Van Der Kraats, un des créateurs de Write Now, un traitement de texte de légende, apparu sur NeXt.

Reste le cas d’OpenOffice. Aussi lourd que MS Office et moins bien ficelé, cette suite bureautique est une sorte de mal nécessaire que je n’utilise qu’en dernier recours.

Situation de handicap

Le 21 juin dernier fut une belle journée ensoleillée à la Trinité sur Mer… Pris par la douceur du jour et l’ambiance festive qui régnait, je me suis fait une entorse que les médecins ont qualifiée de grave. Rien de cassé, apparemment, mais les ligaments ont souffert.

Attelle plâtrée pendant une semaine et maintenant immobilisation par une coque en résine, bref, je vais passer un mois au moins avec la cheville immobilisée. Pour me déplacer, j’utilise des béquilles. Quand on cherche à faire de l’exercice, les béquilles ça se pose là : rien de mieux pour muscler les épaules et avoir un ventre plat (bon d’accord, le mien de ventre n’a pas encore le look tablette de chocolat 😉 )…

L’important n’est pas là. Ce qui me marque avant-tout, c’est que je me retrouve en situation de handicap : il faut devoir utiliser des béquilles pour s’apercevoir que la vie est dure. Le monde est plein de marches, de portes avec des valets de portes, de couloirs longs comme des jours sans pain. La vie devient une série de chausse-trappes qui se succèdent en permanence. Prendre le métro et faire une correspondance, par exemple est un exercice de haut vol.

Depuis longtemps, j’étais dubitatif quant à l’expression situation de handicap. Je ne le suis plus. Que de progrès à faire pour permettre à ceux dont le handicap est permanent de vivre comme bon leur semble dans la cité.

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