Le 21 juin dernier fut une belle journée ensoleillée à la Trinité sur Mer… Pris par la douceur du jour et l’ambiance festive qui régnait, je me suis fait une entorse que les médecins ont qualifiée de grave. Rien de cassé, apparemment, mais les ligaments ont souffert.

Attelle plâtrée pendant une semaine et maintenant immobilisation par une coque en résine, bref, je vais passer un mois au moins avec la cheville immobilisée. Pour me déplacer, j’utilise des béquilles. Quand on cherche à faire de l’exercice, les béquilles ça se pose là : rien de mieux pour muscler les épaules et avoir un ventre plat (bon d’accord, le mien de ventre n’a pas encore le look tablette de chocolat 😉 )…

L’important n’est pas là. Ce qui me marque avant-tout, c’est que je me retrouve en situation de handicap : il faut devoir utiliser des béquilles pour s’apercevoir que la vie est dure. Le monde est plein de marches, de portes avec des valets de portes, de couloirs longs comme des jours sans pain. La vie devient une série de chausse-trappes qui se succèdent en permanence. Prendre le métro et faire une correspondance, par exemple est un exercice de haut vol.

Depuis longtemps, j’étais dubitatif quant à l’expression situation de handicap. Je ne le suis plus. Que de progrès à faire pour permettre à ceux dont le handicap est permanent de vivre comme bon leur semble dans la cité.