Comme chacun sait, je suis un grand fan de la Smart. J’ai été le conducteur de la première Smart jaune de paris, un modèle Smart & Pure qui m’a donné beaucoup de satisfaction.

Depuis que je m’en suis séparé, je continue à penser que c’est une auto parfaite : passe-partout, bien conçue, bien finie, la Smart est l’idéal dans Paris et en Ile de France. Avouez qu’elle avait de l’allure, non ? Revendue en 2000 pour cause de déplacements plus longs, j’ai toujours imaginé d’en avoir une nouvelle mais l’occasion ne s’est pas encore présentée. C’est presque dommage parce que les nouveaux modèles sont très tentants. Le petit coup d’oeil jeté au salon de l’auto m’a confirmé non seulement que la Smart reste à mes yeux une excellente auto mais ses concurrentes potentielles ne me semblent pas lui arriver à la cheville : la Toyota iQ et ses soi-disant quatre place est une arnaque et les citadines ne sont ni aussi pratiques ni aussi attirantes…

A l’occasion du salon, Smart propose d’essayer la nouveauté de l’année : la Smart Electric Drive. Il suffit de s’inscrire sur le le site dédié pour l’essayer pendant l’après-midi. C’est ce que j’ai fait cette après-midi. Coup de chance il faisait beau et c’est sous le soleil que j’ai pris le volant d’une Smart Electric Drive.

Extérieurement, rien ne différencie la Smart électrique de sa cousine thermique (si ce n’est les autocollants). Intérieurement c’est une Smart & Pulse tout à fait normale. Avant de prendre le volant, la charmante blonde qui m’accompagnait a parfaitement théatralisé le débranchement de la prise de courant. En effet, en stationnement la Smart « ED » est reliée par un cordon ombilical à une borne spécialement montée pour l’occasion… et qui reconnaissons-le ne court pas les rues à Paris.

Vient alors le moment de mettre le contact. Ce qui marque c’est l’absence totale de bruit. On passe le sélecteur de la boite de vitesse sur drive, on enlève le frein… et roule ma poule !

Deux choses sont frappantes dès les premiers tours de roues : le silence total est très agréable dans l’habitacle mais demande à prêter une grande attention car les passants ne l’entendent pas non plus et il faut y regarder à deux fois car les piétions sont surpris. La deuxième chose qui frappe c’est l’absence… de boite de vitesse : ceux qui connaissent la Smart savent qu’en mode automatique sa boite robotisée a tendance à marquer chaque passage de rapport d’un coup qui se ressent dans les reins. Sur la version électrique on a l’impression d’accélérer comme avec une mobylette ! Sans à-coups et en continu. C’est assez amusant mais au bout de 2 minutes, le pli est pris et on s’habitue à ce confort.

Côté performances, rien à redire ni rien à envier à ses petites soeurs thermiques. Le freinage demande à être appuyé car il n’y a aucun frein moteur. L’auto est vive et s’engage parfaitement dans la circulation.

Que du bonheur ? On pourrait croire que oui car cette Smart verte et peu couteuse a tout pour plaire, si ce n’était, justement, sa propulsion électrique qui grève son autonomie : 135 km c’est à dire qu’on ne peut pas s’éloigner de Paris de plus de 50 km (donc impossible d’aller à Compiègne et retour sans au moins 2 heures de charge)… la panne d’électricité doit arriver assez vite ! Autre petit détail qui a son importance : la propulsion électrique impose un emplacement de stationnement doté d’un dispositif de rechargement (borne ou prise munie de la terre)… et cela ne court pas les rues. Enfin, si cette Smart ne demande aucun entretien (exit les révisions !), la gestion de sa fin de vie risque d’être coton (car il faudra bien trouver à recycler les batteries). Y aura-t-il un marché de l’occasion ? Difficile à dire…

Bref, cet essai m’aura permis de confirmer (s’il en était besoin) mon attrait pour la Smart. Je reste très sceptique quant à la propulsion électrique qui risque bien d’apporter plus d’inconvénients que d’avantages…

Si j’ai besoin d’une auto, je reprendrai une Smart… thermique, sans doute