François Druel, PhD

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Réseaux sociaux… ou miroirs aux alouettes ?

FB_IconLinked-In, Viadeo, l’incontournable Facebook, Twitter, le petit qui monte, qui monte, Copains d’Avant et tant d’autres… les réseaux sociaux ont envahit le web. La mode est aux communautés électroniques… et elles foisonnent !

Naturellement, dans un panurgisme assez désopilant, chacun veut y être, voire en être. On croise un quidam dans un dîner en ville et hop, quelques heures après, il faut être devenu « ami » sur Facebook, suivre untel ou untel sur Twitter et j’en passe.

Après avoir testé Facebook, comme tout le monde, j’ai finalement clôturé mon compte : ce service dangereux pour la vie privée est un océan de futilité. Ce site est un coming out permanent et creux. Naturellement, on peut avoir des centaines « d’amis » sur Facebook. Cela a-t-il une réelle utilité ? Qui peut garder le contact avec des centaines de personnes ?

Récemment, j’ai vu le comble de l’onanisme sur Viadeo : un quidam, Gilles de Backer, que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, me demandait d’être le 1400eme membre de son réseau ! ! Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer le contenu du mail qu’il m’a fait parvenir :

Gilles De Backer * souhaite vous ajouter à ses contacts.
Bonjour cher membre de ce Hub,

Je constate que vous êtes aussi membre du Hub Innovation, pourrions-nous mettre en commun, nos différents contacts afin de faciliter de futurs échanges et d?augmenter notre propre réseau. Je souhaite pouvoir échanger dans le domaine de l?innovation qui est mon activité principale.

LI_IconJe suis estomaqué : faciliter des échanges et augmenter notre réseau ! Je crois très sincèrement qu’il y a une erreur quelque part : Viadeo est un réseau professionnel. Ce qui signifie que ce monsieur imagine un jour pouvoir faire un jour des affaires avec moi ? Tout à fait honnêtement, je crois que j’aurais gagné le gros lot au Loto avant de faire le moindre centime de business avec ce drôle d’oiseau dont le seul plaisir (sans doute onanique) est d’avoir un gros réseau (jouer à celui qui pissera le plus loin peut amuser les gamins à la sortie du cours moyen, et encore)… pour attirer l’attention de ce nième quidam, il me faudrait déployer beaucoup d’énergie (vous savez, ce fameux rapport signal/bruit dont on rabâche les oreilles des élèves de 2nde en classe de physique). Je n’ai pas envie de déployer cette énergie, ce qui serait en pure perte, assurément.

Que les réseaux soient des business rentables, je n’en doute pas : Viadeo (et d’autres) sont certainement de belles affaires (et je ne parle même pas des réseaux sociaux « de rencontre », Meetic est l’un des acteurs les plus rentables du web en Europe). Il faut, néanmoins raison garder et se poser cette question simple : quel est l’intérêt de ces sites ? ont-il une utilité réelle ?

Les réseaux sociaux se construisent, vivent et se développent dans la vie réelle, avec des vrais gens. L’amitié est un bien rare. Un réseau utile se compose des personnes avec qui on partage des expériences enrichissantes.

Or, des expériences enrichissantes, ça ne se créé pas par l’entremise des électrons des réseaux d’internet. Des expériences enrichissantes, ça se partage dans la vraie vie, ça a une dimension initiatique, ça donne des émotions et ça crée des souvenirs. Bref, c’est humain !

D’ailleurs, comme moi, j’en suis certain, si vous avez senti des affinités avec tel ou tel quidam rencontré sur les réseaux, vous avez cherché à le rencontrer, à vous asseoir à un guéridon en sa compagnie pour boire une bière ou un café.

Le vrai réseau social est humain car la vraie vie est humaine.

Sac de noeuds

Considérés autrefois comme des ordinateurs d’appoint, les portables sont maintenant devenus des machines de référence. Que ce soit pour un usage professionnel ou bien à la maison, chacun les trouve pratiques, peu encombrants et faciles à gérer. De plus, le Wifi leur permet d’être très souples. Plus besoin d’être physiquement relié au mur pour être connecté. Bref, dans bien des cas, l’ordinateur n’a plus de portable que le nom. Il est devenu l’ordinateur « tout court », qu’on peut transporter parfois.

Utiliser un portable, c’est bien, mais le transporter, c’est mieux, et depuis que j’ai un Macbook, je le transporte beaucoup. Il me faut donc un sac de transport… Or, choisir un sac n’est pas une sinécure !

Avec mes ordinateurs professionnels, j’ai parfois eu une sacoche d’épaule. On trouve des modèles très simples et des modèles plus perfectionnés, avec de nombreuses poches. Dans les deux cas je trouve cela très mal pratique. En effet, ces sacs sont souvent lourds et finalement de faible contenance. On ne peut pas réellement y loger autre chose que l’ordinateur (accompagné de son incontournable fourbi d’alimentation, fils, souris et autres douceurs électroniques) et quelques documents.

Après avoir lu un article sur l’excellent TidBits, j’ai testé il y a quelques temps un sac de type messenger. Je l’avais commandé chez Timbuk2. La qualité est au rendez-vous, le volume aussi mais ce très grand sac n’est pas très pratique car il faut le porter en bandoulière et sa grande taille le rend peu pratique.

Opto Samsonite Reste le sac à dos, que je trouve pratique. Il y a quelques temps, j’ai acheté un modèle ProDLX de chez Samsonite. Très bien fini et offrant de nombreux aspects pratiques, ce petit sac à dos protège efficacement mon portable, en dépit de son poids. Cela dit, après à peine un an d’utilisation, ce sac commence à donner des signes de fatigue : les fermetures éclair ne fonctionnent plus très bien et la poignée est assez élimée. Dommage pour un sac de cette qualité.

L’idéal serait de le changer. Oui, mais pour quel autre modèle ? Le cahier des charges est le suivant :

  • Sac à dos ;
  • Pas trop grand et pas trop lourd (quitte à changer autant améliorer les points que je trouve faibles sur mon modèle actuel) ;
  • Offrir une très bonne protection pour un portable ;
  • avoir un compartiment principal genre fourre tout me permettant de ranger des documents mais aussi des affaires pour un court déplacement ;
  • Avoir un look sobre : non que je n’affectionne pas le look geek, mais il y a des occasions dans lesquelles il faut de la sobriété. Un sac trop voyant fait tache avec un costume !
  • Enfin, naturellement, être solide et résistant. Je ne suis pas brise fer, mais quand même, je n’ai pas envie de le changer dans un an…

SR a acheté récemment un très beau sac à dos SwissGear et je suis très tenté bien que l’idée de me trimballer avec le drapeau suisse sur le dos ne m’enchante guère. Je vais essayer de trouver un magasin, histoire de voir de visu ce que vaut ce sac qui a attiré mon oeil.

Espérons que ce nouveau sac à dos ne devienne pas un sac de noeuds de plus !

Wall•E

Naturellement, je ne pouvais pas louper Wall•E ! Évidemment, il fallait aller le voir le jour de la sortie, c’est plus sport. C’est une création remarquable. Techniquement très abouti, ce film d’animation est étonnant à plus d’un titre. Cette belle histoire très poétique est en effet assez surprenante car elle n’est pas dans la ligne éditoriale habituelle des longs métrages de Pixar et assez éloignée des thématiques habituelles de Disney. Bref, Wall•E est un mystère et certainement un événement important dans l’histoire de Disney-Pixar (puisque depuis quelques temps, l’une est la maison mère de l’autre).

Il ne s’agit pas d’un film pour enfants, comme souvent avec les dessins animés de Disney, mais indéniablement d’une création qui s’adresse aux adultes. De plus, par les thématiques abordées, c’est indéniablement un film à message : Wall-E fait l’apanage d’un écologisme de bon aloi et se permet de critiquer un peu le consumérisme (quoique réelle, la critique est douce : Disney vit de la société de consommation). Le message, cependant est plein d’espoir et la morale reste assez simplette (c’est un film américain grand public, quoi).

Ce qui m’a amusé, c’est que le film est plein de références culturelles. Bien que souvent sous-jacentes ou évoquées, le film fait allusion (entre autres) : à 1984 de G. Orwell (un homme, le Capitaine McCrea se rebelle contre « le système » imposé par les robots ), à E.T. de G. Lucas (Wall•E a des traits communs avec E.T.), aux space operas télévisés Star Trek et Cosmos 1999 (les humains quittent la Terre à la suite d’un « dérèglement majeur »), au Macintosh (une fois rechargé, Wall•E émet un son qui est en fait le son émis par les Macintosh lors du démarrage), à la publicité de lancement du premier Macintosh (le Capitaine McCrea « détruit » le pilote automatique d’Axiom… un peu à la manière de l’actrice de la publicité jetant un marteau dans Big Brother), à 2001 Odysée de l’espace de S. Kubrick (musique au moment ou le Capitaine McCrea se relève), à la Bible, en particulier à l’Apocalypse de Saint Jean (le cycle est de 700 ans et pas 1000 ans, mais des maux se sont abattus sur la Terre et un personnage venu d’ailleurs vient en sauveur) et au livre de la Genèse (les humains viennent sur la Terre pour « croître et muliplier »).

Les humains ont quitté la Terre il y a 700 ans. Cela n’est pas dû au hasard : en effet, en numérologie, le 7 est le symbole du renouveau, de l’âme humaine et de la fécondation. Le 0 peut être le symbole du rien, de l’intemporalité et aussi de la perfection divine.

J’avais rédigé ce paragraphe dans la page que WikiPedia consacre à Wall•E, mais un(e?) utilisateur inconnu(e?) m’a censuré… au motif que mon paragraphe manquait de sources. C’est un comble, alors que toutes ces références sont des vérités d’évidence quand on a ne serait-ce qu’une once de culture générale. 

C’est marrant, comme Wikipedia évolue depuis que j’en avais étudié le fonctionnement il y a maintenant trois ans. On y trouve aujourd’hui des ayatollahs qui, au nom d’on ne sait quelle philosophie libertaire, sont en train de faire d’un des projets les plus géniaux du web une infâme dictature du grand n’importe quoi. 

O tempora, O mores !

Sondage

J’aime bien les sondages de PC INpact, excellent site de news français. Ces sondages sont parfois étonnants, dans le thème abordé et aussi dans les réponses recueillies.

Aujourd’hui, le sondage porte sur la télévision et Internet. La réponse préférée des sondés est : Internet n’y est pour rien, la télé meurt toute seule. Voilà une réponse étonnante et intéressante. Il faut s’arrêter sur cette réponse et pour deux raisons au moins.

D’une part cette réponse va à l’encontre des poncifs habituellement colportés par les professionnels de la télévision ! Et d’autre part, parce que les répondants à ce sondage sont les lecteurs de PC INpact et que leurs caractéristiques sociologiques sont remarquables à plus d’un titre.

A écouter les analyses sur l’érosion de l’audience télévisuelle, Internet est une des causes majeures de la perte d’influence de la télévision. À bien regarder les grilles de programmes qui se succèdent les unes aux autres, cependant, la télévision ne se remet pas en question et ne sait que reproduire, saison après saison, les mêmes bonnes vieilles recettes qui sont maintenant éculées (le fameux Des chiffres et des lettres est toujours à l’antenne… comme il y a quarante ans, sans aucun changement !). La télévision de 2008 est toujours à l’image de celle des années 60 analysée par Marshall Mc Luhan : pour l’essentiel, c’est de la radio filmée.

Aucune remise en question. La télévision vit d’une rente de situation et il est évident qu’elle est passée à côté de la révolution Internet. C’est pourquoi je souscris totalement à la réponse majoritaire de ce sondage.

Plus grave, cette réponse est fournie par les lecteurs de PC INpact. Or, pour bien connaître ce site, les lecteurs sont jeunes et technophiles, bref ce sont des fans d’informatique, comme disent nos anciens. Bien entendu, on peut se dire que c’est assez peu représentatif de la population. On aura raison et on se rassurera… mais c’est oublier que c’est la majorité de la population de demain (d’ici 5 à 10 ans). Et c’est pour ça que je crois que la télévision a du mauvais sang à se faire.

Technophile, certes, cette population est aussi très éduquée (cf. les pourcentages de ces classes d’âges arrivant au niveau du baccalauréat) et son sens critique a été développé par le système éducatif qu’elles ont parcouru depuis 20 ans maintenant. Bref, ce sont tout sauf des moutons de panurge prêt à avaler tout rond des réalités savamment emballées par les spécialistes de l’audio-visuel.

Cette génération montante préfère l’interactivité d’un MMURPG, le temps réel d’un Instant Messaging et WikiPedia à la Marche du Siècle… Elle a découvert Joost et utilise YouTube. Partant, vu la richesse de ces services, il n’est pas étonnant qu’elle trouve la télévision dépassée et il ne faut pas lui en vouloir : la télé de Papa, c’est du passé.

Finalement, les dirigeants de Canal Plus et des autres chaînes ont raison : à force de dénigrer Free ou Orange, ils sont en train de creuser leurs propres tombeaux.

iPhone 3G : un début difficile

iPhoneUtilisateur d’un iPhone depuis son introduction en France, je ne pouvais pas manquer le passage vers l’iPhone 3G.

J’ai reçu l’iPhone lundi. La migration n’a posé aucun problème. C’est long mais totalement transparent. Il suffit de synchroniser une dernière fois l’iPhone « 1G » avec iTunes avant de changer la puce de téléphone. Puis on connecte le nouvel iPhone, il est détecté par iTunes qui prend tout en charge. C’est long mais cela se fait sans douleur. Au bout de 40 mn environ l’appareil est opérationnel. Les réjouissances peuvent donc commencer, en avant la musique !

Physiquement l’appareil a changé (un peu) : son dos est maintenant en plastique (blanc dans mon cas), il est plus fin et aussi plus large. Oh, pas de beaucoup, disons 1/2 cm… mais c’est suffisant pour changer tous les réflexes de prise en main. L’écran a changé également : la luminosité est différente et l’étalonnage des couleur a été modifié. Le contrôle automatique de luminosité a également été changé et j’ai l’impression qu’il est moins performant. Autant l’écran de l’iPhone v1 était excellent autant l’écran de l’iPhone 3G me semble moins bon. Première déconvenue, mais bon, tant pis, continuons le tour du propriétaire.

Attendue depuis longtemps, la 3G est la grande nouveauté de la fonction téléphonique de l’iPhone… et c’est aussi ma plus grosse déception. L’iPhone v1 était compatible Edge et recevait plutôt correctement. L’iPhone 3G a du mal à accrocher les réseaux (mais un appel au SAV d’Orange a apparemment réglé le problème). A en juger par l’indicateur d’intensité de réception, ce nouvel appareil capte moins bien que son prédécesseur. La qualité sonore a été améliorée. En écoute mais (aux dires de mes correspondants) également en émission. Les progrès les plus importants concernent les transferts de données : avec la 3G, les transferts sont envirpn deux fois plus rapide qu’avec la technologie Edge. Ah, dernier point concernant la téléphonie : le connecteur du casque est maintenant standard, ce qui rend son introduction plus difficile et le connecteur est plus proéminent.

La présence d’un GPS est l’autre grande nouveauté matérielle de ce nouvel iPhone. Bien que présent, il est totalement inexploitable. En l’absence de logiciel de localisation efficace, le GPS agit juste comme un simple positionneur. J’attends un logiciel digne de ce nom avec impatience (Tomtom a annoncé le portage de son soft sur iPhone… wait & see).

Reste la batterie : d’après Apple son autonomie a été améliorée. Mais soyons clairs : si on active les fonctions de push du nouvel OS et si on utilise le GPS,  la batterie a une durée de vie ridicule, inférieure à celle d’un iPhone v1. C’est une grosse déception.

En conclusion, sauf à être à fond dans la geek attitude, l’upgrade vers l’iPhone 3G ne semble pas indispensable. Un iPhone v1 mis à jour avec l’iPhone OS 2 me semble être une solution optimale. J’ai fait l’upgrade, tant pis pour moi !

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