François Druel, PhD

Catégorie : Émotion(s)

Tout ce qui me touche

Création de François Druel Conseil

C’est officiel, ça y est, je viens de créer François DRUEL Conseil, structure qui me permet de démarrer mes activités de consultant indépendant. Pour le moment, je ne vends qu’un produit : mon temps de cerveau disponible pour aider mes clients dans le développement de la valeur-client.

Depuis longtemps, le métier de consultant était devenu pour moi une sorte de rêve inaccessible, une espèce de fantasme professionnel. Après mon départ de FT, après la soutenance de ma thèse, il m’a fallu 9 mois pour peser le pour et le contre, pour gamberger, pour hésiter et finalement ce sont deux clients qui m’ont poussé à franchir le cap… Enfin !

Enfin je vais pouvoir vivre ce que je rêvais intérieurement de vivre depuis des années. C’est une libération. C’est sans doute un peu fou de se jeter à l’eau actuellement mais si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais et, après tout, les projets qui réussissent ont tous leur part de folie !

Je suis donc à votre disposition de tout un chacun pour aider à développer de la valeur-client, pour accompagner des démarches de créativité, pour assister au pilotage de l’innovation et à la maîtrise d’ouvrages de projets.

Wok… & Roll

Wok Le wok est à la mode. Le Chef Simon s’est amusé à faire danser le rock à cet ustensile culinaire séculaire et qui est utilisé dans toute l’Asie.

Le résultat donne un livre étonnant, décalé et rafraîchissant où on trouve enfin des recettes décomplexées et qui sortent des sentiers battus d’une certaine cuisine se voulant au goût du jour et qui s’étale sur les pages de papier glacé des magazines.

Bertrand transcende les règles, se joue des idées reçues et, comme toujours, s’appuie sur une technique maîtrisée pour présenter une cuisine inventive et, finalement, récréative où les filets de rouget barbet passés au sauna de chou chinois côtoient un Che Chili révolutionnaire ou une crème d’endives garantie sans maroilles du tout et bien d’autres recettes qui font de la cuisine un jeu, un étonnement et un plaisir qui se renouvelle à chaque page.

Et puis Bertrand a eu l’idée sympathique d’accompagner chaque recette d’une suggestion musicale, renouant ainsi avec une longue tradition qui lie musique et gastronomie. La cuisine devient un plaisir total : plaisir de l’amusement, plaisir de la maîtrise technique, plaisir de tous les sens, plaisir dans tous les sens !

En préfaçant un ouvrage de Michel Oliver (la cuisine est un jeu d’enfant), Jean Cocteau écrivait que les poètes, comme les enfants aiment faire des bêtises. Le Chef Simon réveille en nous l’âme de l’enfant, nous fait porter sur la cuisine un regard amusé, inventif et différent.

Au delà des pages de ce beau petit livre, le Chef Simon élève mon âme et me donne, une fois encore une belle leçon de vie et d’humanité !

Une petite video de Bertrand : des moules au wok !

Un peu de musique

Truffaz Entre autres musiques, j’aime le jazz. Grand fan de Miles Davis, j’écoute également avec beaucoup de plaisir le trompettiste Erik Truffaz. Les mélodies douces de sa trompette suave sont accompagnées par un quartet efficace et qui enchâsse le son du maître comme dans un écrin.

Depuis quelques jours, j’écoute l’album The Walk of the Giant Turtle. A la première écoute on peut être dérouté par le style très cool de l’album mais, au fur et à mesure, on découvre des mélodies travaillées et des arrangements très fins. A la vérité depuis une semaine, j’écoute cet album en boucle. Mes morceaux préférés sont Turiddu et Wilfried. Au fur et à mesure de l’écoute, on peut traverser le côté cool et découvrir une dynamique intéressante.

En 2007 Erik Truffaz a sorti l’album Arkhangelsk. Le jour de mon anniversaire, j’étais allé écouter Erik Truffaz à Pleyel. Parenthèse suave et douce, forte et pleine d’émotion, de celle qui prend aux tripes. Aujourd’hui, j’en ai oublié le lapin posé par AM et finalement il ne me reste que le meilleur : un excellent moment de plaisir pur.

Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas et courrez écouter Erik Truffaz !

Wall•E

Naturellement, je ne pouvais pas louper Wall•E ! Évidemment, il fallait aller le voir le jour de la sortie, c’est plus sport. C’est une création remarquable. Techniquement très abouti, ce film d’animation est étonnant à plus d’un titre. Cette belle histoire très poétique est en effet assez surprenante car elle n’est pas dans la ligne éditoriale habituelle des longs métrages de Pixar et assez éloignée des thématiques habituelles de Disney. Bref, Wall•E est un mystère et certainement un événement important dans l’histoire de Disney-Pixar (puisque depuis quelques temps, l’une est la maison mère de l’autre).

Il ne s’agit pas d’un film pour enfants, comme souvent avec les dessins animés de Disney, mais indéniablement d’une création qui s’adresse aux adultes. De plus, par les thématiques abordées, c’est indéniablement un film à message : Wall-E fait l’apanage d’un écologisme de bon aloi et se permet de critiquer un peu le consumérisme (quoique réelle, la critique est douce : Disney vit de la société de consommation). Le message, cependant est plein d’espoir et la morale reste assez simplette (c’est un film américain grand public, quoi).

Ce qui m’a amusé, c’est que le film est plein de références culturelles. Bien que souvent sous-jacentes ou évoquées, le film fait allusion (entre autres) : à 1984 de G. Orwell (un homme, le Capitaine McCrea se rebelle contre « le système » imposé par les robots ), à E.T. de G. Lucas (Wall•E a des traits communs avec E.T.), aux space operas télévisés Star Trek et Cosmos 1999 (les humains quittent la Terre à la suite d’un « dérèglement majeur »), au Macintosh (une fois rechargé, Wall•E émet un son qui est en fait le son émis par les Macintosh lors du démarrage), à la publicité de lancement du premier Macintosh (le Capitaine McCrea « détruit » le pilote automatique d’Axiom… un peu à la manière de l’actrice de la publicité jetant un marteau dans Big Brother), à 2001 Odysée de l’espace de S. Kubrick (musique au moment ou le Capitaine McCrea se relève), à la Bible, en particulier à l’Apocalypse de Saint Jean (le cycle est de 700 ans et pas 1000 ans, mais des maux se sont abattus sur la Terre et un personnage venu d’ailleurs vient en sauveur) et au livre de la Genèse (les humains viennent sur la Terre pour « croître et muliplier »).

Les humains ont quitté la Terre il y a 700 ans. Cela n’est pas dû au hasard : en effet, en numérologie, le 7 est le symbole du renouveau, de l’âme humaine et de la fécondation. Le 0 peut être le symbole du rien, de l’intemporalité et aussi de la perfection divine.

J’avais rédigé ce paragraphe dans la page que WikiPedia consacre à Wall•E, mais un(e?) utilisateur inconnu(e?) m’a censuré… au motif que mon paragraphe manquait de sources. C’est un comble, alors que toutes ces références sont des vérités d’évidence quand on a ne serait-ce qu’une once de culture générale. 

C’est marrant, comme Wikipedia évolue depuis que j’en avais étudié le fonctionnement il y a maintenant trois ans. On y trouve aujourd’hui des ayatollahs qui, au nom d’on ne sait quelle philosophie libertaire, sont en train de faire d’un des projets les plus géniaux du web une infâme dictature du grand n’importe quoi. 

O tempora, O mores !

Kiraz au musée Carnavalet

Kiraz fait l’objet d’une belle expo au musée Carnavalet. Depuis que, dans Jours de France, j’ai découvert ces longues silhouettes féminines, sortes de Barbie de papier, j’apprécie l’esthétique de ces parisiennes que leur auteur fait vivre depuis maintenant 60 ans. 

L’exposition présente une centaine de gouaches originales. J’ai été frappé par la maîtrise technique de Kiraz : les gouaches sont simplement superbes. J’ai apprécié aussi la justesse d’un trait qui n’a pas varié d’un iota en 60 ans. C’en est même étonnant : les gouaches de 2003 ont la même fraîcheur que celles des années 50. 

Elles n’ont pas d’âges, ces petites mignonnes dont les habitudes sont celles des héritières des beaux quartiers. Les décors sont intemporels, les lignes filiformes aussi et finalement les sujets également : en 60 ans, le temps n’a pas eu de prise sur le monde de Kiraz. Peut-être les archétypes se sont-ils un peu modifiés mais la futilité est la même…

Que tout cela est bourgeois !

 

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