François Druel, PhD

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Produits récréatifs

Je l’ai déjà dit dans ce blog, pour se déplacer une auto me semble bien inadaptée. Bien que je reste fasciné par la technique automobile et le fait que cette activité a généré un éco-système qui a donné naissance à une part importante de l’activité de ces 120 dernières années, la bagnole a un je-ne-sais-quoi qui me repousse, en dépit de son indéniable côté pratique. La voiture, objet de désir et de puissance est un des emblèmes du XXeme siècle ; son rôle, cependant, est remis en question et les effets de bord sont nombreux, comme le montrent les remous boursiers actuels qui ne sont que les prodromes de changements plus profonds.

SmartIl y a longtemps (c’était en 1999) j’ai eu une Smart. Ce fut d’ailleurs la première Smart jaune livrée à Paris. En fait j’ai bien aimé cette auto : fun, sympa et pratique. Elle consommait peu, accélérait bien et se garait partout. De bonne facture, elle avait aussi un petit côté décalé qui me plaisait beaucoup. Limitée à un usage urbain et suburbain, c’était la voiture parfaite, qui mettait en application une variante du cahier des charges de feu la 2CV de Citroën : « deux places sous un parapluie ». Puis j’ai vendu cette auto et j’ai eu une classe A qui m’a rendu de fiers services et au volant de laquelle j’ai parcouru de nombreux kilomètres.

Et puis, après de longues hésitations, je me suis lancé dans le permis moto. Je me suis inscrit au permis, j’ai pris des leçons, j’ai passé des heures sur le plateau à me battre avec un engin qui me paraissait lourd et pataud… mais surtout mes quelques faiblesse physiques se sont rappelées à mon mauvais souvenir : maîtriser une moto demande de l’équilibre, une grande coordination dans la synchronisation des mouvements et bref, sur les conseils de Daniel (excellent moniteur de la moto école Paris 15) , j’ai abandonné ce projet au grand soulagement de mon entourage qui, connaissant mes quelques faiblesses physiques, trouvait ce projet un peu fou. Par dessus le marché, pour faire de la moto, il faut mieux faire 1,80m et 60 kg que l’inverse ! Pourtant, pourtant, pourtant… la moto procure avec certitude les plus belles émotions mécaniques qu’on peut trouver.

Lumeneo Or, depuis quelques temps on voit apparaître sur le marché de nouveaux véhicules, qui font bouger les lignes de la vision qu’on peut avoir du déplacement motorisé. Actuellement je regarde avec intérêt et concupiscence des véhicules alternatifs.

La Smera de la start-up Lumeneo est le véhicule qui m’intéresse le plus. 2 place, 80 cm de large pour 2,45 de long, la Smera est une petite Smart à moteur électrique. Elle met en oeuvre des techniques très innovantes mais son moteur électrique devra être rechargé régulièrement. Ceci dit, j’attends avec impatience de la tester lors de sa commercialisation en janvier.

MP3Pour se déplacer ville, Piaggio vient de sortir le MP3 LT, un véhicule qu’une astuce technique transforme, pour le service des Mines, en tricycle à moteur. Cela permet au non motard titulaire du permis B que je suis de prendre les commandes d’un maxi-scooter très séduisant : large, assez lourd et plutôt stable, ce scooter est muni d’un mécanisme de blocage des amortisseurs avant qui évite de poser les pieds par terre aux feux rouges. Le résultat est très agréable, mais cela reste un scooter, c’est à dire pratique et rapide, mais dangereux et peu souple (casque et veste de moto sont de rigueur, sans parler des inconvénients dûs à la pluie).

Spyder Reste le cas du surprenant Spyder, proposé par la société canadienne Bombardier. Il s’agit d’un véhicule aux faux airs de moto-neige montée sur roues, purement récréatif et d’ailleurs présenté comme un roadster. Très tape à l’oeil, ce tricycle est fort encombrant (1,50 de large aux roues avants, 2,66 m de long ; c’est à dire très exactement l’emprise au sol d’une Smart) mais motorisé généreusement (106 CV pour 316 kg). Autrement dit, c’est une fusée. Là encore un équipement de motard est nécessaire. Son côté fun me tente indéniablement, mais ce n’est pas un produit raisonnable !

Goldwing Mini Reste à choisir. Si j’avais eu le permis moto, je pense que j’aurais fini par craquer pour une Honda Goldwing. Si je devais acheter une auto aujourd’hui, je pencherais pour une Mini Clubman… encore faudrait-il que j’en ai l’usage, ce qui est loin d’être le cas.

Se garer, entretenir, ne pas abîmer la carrosserie, changer les pneus, faire les niveaux… aller à la révision, payer les parcmètres, les parkings et… les amendes… n’en jetez plus, je reste piéton !

Maronnier !

Chaque 1er mardi qui suit le 1er lundi de novembre de chaque année bissextile (US Constitution, art. 2), les Etats-Unis élisent des grands électeurs qui, nantis d’un mandat impératif, ont la charge d’élire le président de l’Etat fédéral. Sympathique marronnier, resté inchangé depuis 1776, par la magie d’une constitution assez surréaliste aujourd’hui.

Cette année, l’enjeu est de taille car il ne fait pas de doute que le président élu aura, par sa personnalité même, une influence sur la conjoncture mondiale. Le paysage est compliqué et le choix cornélien : le peuple des Etats-Unis va-t-il porter au pouvoir un retraité va-t-en guerre ou un gauchiste noir ? Bien malin qui pourra le dire !

Personnellement, j’espère une victoire d’Obama mais je crains une victoire de McCain…

Imbéciles heureux…

ImmatGeorges Brassens le chantait déjà en 1972, la vie serait plus agréable à vivre si elle était débarrassée des imbéciles heureux qui sont nés quelque part. L’actualité vient encore de nous le prouver : à cause du lobby de ces autruches, les nouvelles plaques d’immatriculation porteront donc un numéro de département ! Voilà bien quelque chose d’incongru autant qu’idiot.

Incongru car les départements sont voués à disparaître. Au regard de l’histoire de France (disons les 2000 dernières années), les départements sont une création récente, ils ont à peine plus de 200 ans. De plus, il ne faut pas oublier le double objectif de leur création : le maintien de l’ordre et la déstructuration de l’Ancien Régime : en établissant une nouvelle division administrative, les législateurs révolutionnaires souhaitaient pouvoir d’une part maintenir l’ordre et d’autre part faire oublier aux citoyens les anciennes Provinces.

Aujourd’hui, la France aurait intérêt à les supprimer et à ne pas les remplacer, ces foutus départements : les communes et les Régions, c’est bien suffisant. On pourrait même faire des régions autonomes et transfrontalières : la Flandres, Le Pays Basque, la Catalogne sont autant d’exemples qui permettraient de mettre en avant des pôles européens sous la gouvernance directe de Bruxelles, avec une représentation au parlement européen. Au lieu de nous bassiner avec des constructions absconses, voilà des projets ambitieux pour l’Union Européenne. Ce que nous devons faire, c’est rester dans l’esprit révolutionnaire et déstructurer une fois encore des constructions archaïques pour nous tourner vers l’avenir avec confiance.

Incongru car cela dénote que l’esprit de clocher n’est pas mort et que les 221 imbéciles heureux qui appartiennent au collectif de défense des départements sont plus attachés à leur petit confort électoral qu’à l’avenir de leur pays. Pas étonnant quand on sait qu’une grande majorité de ces réactionnaires représentent la France bouseuse, celle des petits villages tassés autour de l’église et du boeuf miroton… celle qui regarde l’avenir dans un rétroviseur.

De plus cette décision est idiote car elle va à l’encontre des réalités de la vie d’aujourd’hui. La vie économique d’abord. Les plaques seront attribuées aux véhicules et donc ne changeront pas. Je ris déjà à l’idée d’acheter une voiture d’occasion. En effet, les concessionnaires échangeant souvent les VO, il n’est pas rare de voir une occasion originaire d’Obernai vendue à Morlaix… et voilà un Breton affublé d’une plaque alsacienne. Amusant, n’est-ce pas ? Un cas est connu : la fameuse usine à VO de Citroën (la concession Félix Faure, sise dans le 15eme arrondissement de Paris) alimente la France entière en VO… et les campagnes seront donc couvertes de belles plaques 75 ! Et alors là, j’attends de voir la réaction des culs terreux de Saint Loup sur Semouse (70) quand ils verront arriver le gros Marcel dans une auto d’occasion immatriculée 75 ou 92. Rien qu’à l’idée des ragots que cela ne manquera pas de provoquer, je me marre déjà.

Je ne parle même pas de ce marseillais qui, par malchance, aura une belle plaque 75. Chauvinisme oblige, je suis certain que certains bas du front fosséens ne manqueront pas lui rappeler leurs rancoeurs à grands coups de batte de base-ball dans le pare-brise.

Idiot parce qu’en 2008 la mobilité géographique est une réalité : il est loin le temps où on naissait dans un village, on y grandissait, on s’y mariait et on y mourrait. Le phénomène est monnaie courante chez les étudiants qui, aidés par la réforme universitaire, passent leur bac à La Flèche (72), leur licence à Bordeaux (33) et leur Master à Lille (59), sans compter les échanges et autres programmes Erasmus… tout ça pour s’installer à Rennes puis déménager à Montpellier et que sais-je encore. Alors, quel numéro de département feront-ils apposer sur leur plaque ?

Idiot car cela va me poser un grand problème : si j’achète une auto en 2009, quel numéro vais-je y faire apposer ? 75, le département où j’habite aujourd’hui ? 49 le département où j’ai grandi ? 28, le département où je suis né ? 56, le département que je trouve joli ? Il serait tellement plus simple de ne rien mettre.

Ceci dit, il y a encore des raisons d’espérer : sur les 920 représentants des deux chambres, les membre du collectif passéiste et réactionnaire ne sont qu’une minorité de 221. Avec un peu de chance, un amendement supprimera l’obligation de référence au département. Et notre pays pourra se tourner vers l’avenir.

Création de François Druel Conseil

C’est officiel, ça y est, je viens de créer François DRUEL Conseil, structure qui me permet de démarrer mes activités de consultant indépendant. Pour le moment, je ne vends qu’un produit : mon temps de cerveau disponible pour aider mes clients dans le développement de la valeur-client.

Depuis longtemps, le métier de consultant était devenu pour moi une sorte de rêve inaccessible, une espèce de fantasme professionnel. Après mon départ de FT, après la soutenance de ma thèse, il m’a fallu 9 mois pour peser le pour et le contre, pour gamberger, pour hésiter et finalement ce sont deux clients qui m’ont poussé à franchir le cap… Enfin !

Enfin je vais pouvoir vivre ce que je rêvais intérieurement de vivre depuis des années. C’est une libération. C’est sans doute un peu fou de se jeter à l’eau actuellement mais si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais et, après tout, les projets qui réussissent ont tous leur part de folie !

Je suis donc à votre disposition de tout un chacun pour aider à développer de la valeur-client, pour accompagner des démarches de créativité, pour assister au pilotage de l’innovation et à la maîtrise d’ouvrages de projets.

Inflation

À écouter les médias, qui se font l’écho des différents discours officiels, il n’y aurait pas à s’alarmer d’un problème d’inflation en France. J’étais assez dubitatif quant à ce discours car, comme un chacun, j’ai remarqué que les prix ont tendance à enfler de manière assez rampante, mais comme dirait RD, pour le moment, « ça manque de chiffres« .

J’ai donc pris la décision de documenter quelques comparaisons. Dans un premier temps, comme je cherche actuellement un sac à dos et que j’étais sur le chemin de la boutique Samsonite, j’y suis allé. En février 2007, j’ai acheté un sac à dos « Pro DLX ». Je l’avais payé 155 EUR. Aujourd’hui, dans le même magasin, le même sac est affiché avec un prix de 185 EUR. Inflation : 20 % en 18 mois.

Autre exemple, pris sur un produit qui m’attire particulièrement, les montres automatiques. L’an dernier (en juin 2007) j’ai craqué pour ma première vraie automatique, une Tissot PRS 516. Ce n’était pas raisonnable (mais les montres, comme toutes les passions, ce n’est pas raisonnable) et cela m’avait coûté 355 EUR. La même cette année dans le même magasin des Champs Elysées est affichée à 385 EUR. Inflation : 10 %.

Dans ces deux cas, donc, on est bien éloigné des taux d’inflation donnés par les indicateurs officiels, en particulier de l’Indice des prix à la consommation de l’Insee, qui est donné pour 3 à 6 % selon les produits analysés.

Ce fameux indicateur de l’Insee, je vais d’ailleurs m’en inspirer pour construire le mien. En effet, je fais mes courses dans les mêmes magasins de mon quartier et j’achète toujours sensiblement les mêmes produits. Je vais donc noter, lors de chaque approvisionnement, la date d’achat et le prix payé, les tickets de caisse faisant foi. Je suis curieux de savoir de quoi il retournera sur une période assez longue (les 6 à 12 mois prochains).

Affaire à suivre, donc.

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