François Druel, PhD

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Vivre avec Hadopi

Ce n’est pas faute de l’avoir dit et répété : la chasse aux site et aux pirates est une illusion !

La loi est à peine adoptée que déjà commencent à fleurir sur les blogs des trucs et astuces en tous genres pour contourner la loi ! Et les réjouissances commencent avec le blog de Korben.

Inutile d’être extra-lucide pour prévoir que ces trucs et astuces en tous genres vont pulluler et que les autorités seront bientôt submergées par la créativité débridée des utilisateurs du net.

Là encore, une longue traine va se créer : dans la droite ligne de l’économie 1.0, les tenants de l’Hadopi vont se concentrer sur les grandes masses alors que le coeur du débat seront les ribambelles d’individus qui téléchargent épisodiquement et qu’il sera très difficile de poursuivre.

un peu de design

Alors que le petit monde d’Apple n’arrête pas de rêver à une hypothétique tablette, SR m’envoie cette vidéo qui présente un travail de recherche d’un designer allemand. C’est très innovant et… très tentant !

Le papier fait son show

J’ai découvert (grâce à SA), un produit extraordinaire : le Paper Show, créé par Oxford.

Le produit se compose d’une clé USB contenant un logiciel de « tableau blanc », d’un stylo incorporant une micro-caméra et d’un bloc de papier spécial. Le stylo est connecté à la clé en bluetooth.

L’idée, comme souvent, est simplissime : tout ce qui est écrit sur la feuille de papier est reproduit sur le tableau blanc : dessin, textes, graphiques etc. La marge du papier contient des commandes simples : changement de couleurs, insertion de formes pré-définies (que PaperShow appelle « formes parfaites ») et même une gomme…

Naturellement, si l’ordinateur est relié à un vidéo-projecteur, le tout se transforme en kit de présentation interactive. Le logiciel est doté de nombreuses fonctions : impression des fichiers, envoi par mail, sauvegarde etc. Une présentation PowerPoint peut être importée dans le logiciel et servir de base à des griffonnages en tous genres. Toutefois la fonction d’OCR ne semble pas être au programme (ce qui est prudent de la part d’Oxford car cette technologie est très déceptive).

Ce produit est une sorte de tablette graphique qui joue sur la complémentarité entre du matériel et du logiciel. Le consommable n’est pas oublié : Oxford, en bon papetier, compte vendre des recharges du papier spécial nécessaire à la bonne marche du système. Le kit (clé + stylo + bloc) est vendu 140 EUR environ et les recharges de papier 15 EUR environ.

Bref, ze truc geek à avoir 😉 Mais, car il y a un mais, la version Mac ne sera pas disponible avant le début de l’année prochaine… en espérant que cela ne signifie pas le 30 juin !

Affaire à suivre, donc.

Mare Liberum ?

Depuis son irruption dans le grand public, concomitante de l’arrivée du web, (c’était au milieu des années 1990), l’internet s’est imposé comme un phénomène planétaire majeur. Tout (ou presque) a été dit sur ce réseau des réseau : adulé par les uns, vilipendé par les autres, Internet a donné lieu à une littérature pléthorique sur ses enjeux économiques, ses impacts sociologiques, ses implications techniques et plus encore. Bref, dans notre vie, il y a un avant et un après Internet.

Malgré une maturité certaine, ce réseau des réseau continue de poser certaines questions, rampantes depuis des années. Deux en particulier ne sont toujours pas tranchées : l’internet doit-il être cantonné à un simple réseau neutre de transport (position que j’ai eu l’occasion de défendre et que je pense juste) ? L’internet est-il un puissant réseau décentralisé ou bien un simple Minitel 2.0 (ce que B. Bayart démontre avec maestria) ?

La France jacobine du Minitel s’oriente à grands pas vers des réponses erronées à ces questions fondamentales : en se dotant de l’arsenal de l’Hadopi, notre pays admet que l’internet n’est pas un simple réseau neutre de transport et favorise l’émergence de services centralisés, prétendument plus faciles à mettre sous contrôle. Ce qui, dans certains cas, peut-être une nécessité, ne doit pas être une généralité.

Ce mouvement est d’ailleurs renforcé par la communication imaginée par Orange avec sa campagne internet et Internet par Orange. Je suis estomaqué de voir des spécialistes des réseaux se laisser prendre dans un tel piège…

Parallèlement la position américaine semble prendre le chemin inverse : en proposant le concept de net neutrality par la voix du président Obama, les USA prônent un réseau libre et ouvert à tous. Barack Obama avait pris cet engagement dans sa campagne et ne s’en est pas détourné.

Etant donné le poids pris par l’internet dans l’économie américaine, étant donné que les USA ne lâchent pas prise quand leurs intérêts économiques sont en jeu, il y a fort à parier qu’un jour le torchon brûlera entre les USA et le reste du monde à propos de l’internet.

Et la question sera simple : l’internet est-il libre ? Les USA faisant de la Liberté le véhicule de leur impérialisme, il serait surprenant qu’ils changent facilement leur fusil d’épaule (quel que soit le président en fonction, d’ailleurs).

Comme souvent, pour comprendre ce débat, il faut revenir en arrière, à 1604 exactement. C’est à dire à l’année où Grotius (un juriste néerlandais) publiait Mare Liberum, un ouvrage consacré au droit de la mer et qui, à la suite d’une controverse entre britanniques et néerlandais, posait le principe de la liberté des mers. A la suite de cet ouvrage, le droit maritime n’est pas revenu sur ce principe : la haute mer n’appartient à personne en particulier et la circulation en haute mer est libre. Entre autre conséquence, cela a permis le développement des échanges et du commerce. Ce principe a d’ailleurs été également choisi pour le droit aérien (Convention de Varsovie, 1929).

De ce point de vue, l’internet est un espace : un espace de communication et d’expression, mais surtout un espace de commerce. Et donc un espace qui doit rester libre, pour permettre le développement du commerce.

La neutralité des réseaux sera-t-elle un effet de bord de l’impérialisme américain ? Chacun à égalité de chances et Dieu pour tous (in God we trust, dit-on outre Atlantique). L’avenir le dira peut-être !

Akibag : la solution pour transporter son NetBook

Après un petit teaser, voici donc la présentation d’une sacoche pour Netbook dont je viens de faire l’achat.

Alors que les netbooks ont (presque) tout pour plaire, personne n’avait songé à concevoir une sacoche spécialement adaptée. Fort de ce constat et amateur de netbooks, Sébastien a créé l’Akibag, une sacoche dédiée aux netbooks.Pour ajouter mon petit grain de sel au buzz sur ce produit, je vais vous présenter le produit car il le vaut bien !

Commande et réception

Pour commander l’Akibag, rien de plus simple, il suffit d’aller sur le site de Sébastien ! Dans les heures qui suivent, on reçoit un numéro de suivi Coliposte et quelques jours après le facteur livre un très beau carton dont vous avez déjà vu la photo. Il faut noter qu’apparemment Sébastien a des difficultés avec la Poste, ce qui peut se comprendre et qu’exceptionnellement le facteur a sonné chez moi (parce que c’était un remplaçant : en général il ne sonne pas mais laisse un avis de passage).

Je suis d’autant plus satisfait qu’une fois le carton ouvert, ce n’est pas la sacoche que je découvre, mais un sac de protection. C’est une bonne idée mais je pense que c’est superflu : on pourrait s’en passer et transférer son coût dans une amélioration (dont je parle plus bas).

Mais au fait : pourquoi ?

Ben pour transporter mon EeePC, pardi ! En effet, actuellement j’utilise mon sac à dos Samsonite. C’est un beau produit mais très honnêtement, il est plus adapté à mon Macbook (13″) qu’à un netbook de 10″ et d’un peu plus d’un kilo. Comme on peut le voir, l’Akibag est très compact comparé au sac à dos.

Il est fabriqué dans un nylon de qualité équivalente, mais sa petite taille le rend plus léger. La découpe originale du rabat est renforcée par la présence d’un logo thermo-collé que je n’apprécie pas particulièrement. Je pense que la forme seule suffisait à identifier la sacoche. Et puis cette espèce d’auto-collant fait cheap dans un ensemble de qualité. Avantage Samsonite donc, pour ce point.

Premier contact

Au premier abord, le design du sac est assez sophistiqué : l’Akibag est doté d’un rabat qui protège l’unique compartiment de stockage. De plus, ce rabat est doté d’un système magnétique qui fait qu’il ferme réellement. Cela donne un look très fini.

Le compartiment de stockage s’ouvre par un zip à double ouverture qui, s’arrête à mi-hauteur. Cela paraît surprenant mais c’est pratique car ainsi le fond du compartiment reste fermé (et donc les petits machins qui s’y perdent ne risquent pas de tomber sans crier gare). A l’intérieur du rabat se trouvent une petite poche amovible tenue opar un scratch et un poche plaquée fermée par un zip. Je ne suis pas convaincu par la poche amovible et j’aurais préféré un emplacement pour stocker des stylos.

Petit inventaire

Nous voici donc au premier moment de vérité : remplir la bête. Pour ce faire, j’ai tout simplement pris ce que je pense être nécessaire pour mon déplacement d’aujourd’hui. Je ne vais pas très loin mais l’occasion fait le larron : autant tester en grandeur réelle. Même si je n’ai pas besoin de tout, cela me permettra au moins de juger du confort de portage.

Naturellement, j’ai pris mon netbook et son indispensable chargeur, le chargeur et le cable USB de mon iPhone, deux carnets (un Moleskine et un carnet Ubuntu), un stylo, une clé USB (Victorinox avec pointeur laser, très pratique), une revue (MacWorld, qui est une revue imprimée sur un format américain, ce détail a son importance) à lire dans le métro et un livre (pour la forme car je n’ai pas eu le temps de l’ouvrir !).

Mes papiers et mon iPhone voyageront dans les poches de ma veste, comme d’habitude.

En voiture, tout le monde !

J’avoue que le chargement n’a pas été facile et que j’ai du chercher (un peu seulement) comment faire tenir tout mon fourbi dans le compartiment : le netbook d’abord (batterie en bas) dans la poche prévue à cet effet. La taille de cette poche est calculée au plus juste pour faire tenir un netbook de 10″ (ou moins, naturellement), suivent le journal et le livre. Puis les carnets et enfin les machins plein de fils qui prennent pas mal de volume !

La clé USB et le stylo trouvent naturellement leur place dans la poche zippée. J’aurais beaucoup apprécié d’avoir un ou deux emplacements pour mettre des stylos à la verticale. de simples encoches auraient pu prendre la place de la poche scratchée, qui, décidément me plait peu.

Une belle allure

Ainsi chargée, la bestiole a fière allure ! Le zip de fermeture du compartiment de stockage est très solide et ferme bien. Le tout est bien à l’abri et la sacoche s’est beaucoup alourdie (normal) mais pas tant que ça et la compacité de l’ensemble reste très appréciable.

Ah, oui, un point me chagrine (et d’ailleurs m’a laissé assez dubutatif au moment de l’achat) : il n’y a pas de poignée. Le port à l’épaule va donc s’imposer… habituellement je ne suis pas fan… on verra bien. Pour le moment, je suis pleinement satisfait : l’Akibag est compact et permet d’emporter avec soi le viatique nécessaire à une journée de vadrouille.

Bon sang, mais c’est bien sûr !

Avant de partir dans le vaste monde, une idée me traverse l’esprit : il m’arrive d’emporter avec moi des dossiers standards (des pages A4 dans une chemise). On enlève donc le livre et la revue et on remplace par un bon gros dossier plein de feuilles A4 (une centaine).

Verdict : en épaisseur, ça passe, en largeur , ça passe (un peu au chausse-pied, toutefois)… mais en hauteur : ça bloque ! Impossible de fermer le rabat avec le zip. argh…. si jamais je dois emporter des dossiers, il me faudra un autre sac.

Sur ma lancée, j’ai essayé de mettre mon MacBook dans l’Akibag, mais, naturellement ça ne passe pas non plus, et pour la même raison. Rien de plus normal : le MacBook a (à quelques mm près) la taille d’une feuille A4.

Verdict ?

La sacoche Akibag protège très bien le contenu qu’on lui confie. Elle n’est pas d’une ouverture très rapide (il faut retourner complètement le rabat qui est souple) mais c’est très supportable, quand on veut chercher quelque chose ou ajouter un truc dans le compartiment. Ceci dit, j’aurais apprécié une poche dorsale ou une poche ventrale (sur le compartiment principal, protégée par le rabat).

Je craignais un peu l’emport sur l’épaule mais la large bandoulière de portage est finalement agréable, d’autant plus que son réglage est facile.

Reste le rapport qualité-prix : je trouve la sacoche particulièrement bien finie : cette petite nouvelle, bien que fabriquée en Chine, atteint un niveau de finition que les grandes marques ne pratiquent plus depuis longtemps : des matériaux de qualité, pas de fils qui dépassent, des coutures solides et un réel sens du détail. Seule la bandoulière est peut-être un peu en dessous de l’ensemble qui reste malgré tout très cohérent.

Bref, à 29,90 EUR TTC (hors frais de port), je ne regrette rien : je dispose d’une belle sacoche très compacte et de qualité. Comme la Smart (une de mes voitures préférées), avec Akibag, tout est reduced to the max !

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