Là Haut est le nouveau long métrage de Pixar (studio aujourd’hui propriété de Disney). Je suis allé voir le film en 3D : autant se faire plaisir et après tout ce que personne n’appelle plus un dessin animé est très adapté à cet exercice. A part un surcoût dans le prix du billet, cela n’amène pas encore grand chose car je trouve qu’en fait ce n’est que de la 2D en relief et pas encore de la vraie 3D. La séance commence par une mauvaise nouvelle : traditionnellement les longs métrages de Pixar son accompagnés par un court métrage diffusé avant le film lui-même. Or le GaumontParnasse ne l’a pas diffusé. C’est dommage car ces petits films sont généralement pleins de non sens et d’humour. Ceci dit, ce n’est pas grave : comme je le dis souvent, tout contenu numérique se retrouvera un jour publié. Voici donc ce petit film en intégralité.
Là Haut est le premier Pixar dont les héros sont de vrais humains (et pas des objets ou des animaux) et malgré une maitrise technique maintenant très achevée, je reste sur ma faim. On est à mille lieues d’un The Incredibles ou d’un Cars qui conjuguaient un scénario construit (ce qui est le cas de Là Haut) et une créativité débridée à un tel point que ce n’étaient pas des films pour enfants. Là Haut est le premier film Pixar de l’ère « Disney » et ça se voit : on a un beau produit commercial pour les moins de 12 ans : scénario totalement plat, très peu de références culturelles et aucune inventivité. Verdict : 1 étoile
L’attaque du métro 123 est d’une autre trempe : c’est un film viril où s’affrontent deux acteurs de talent : J. Travolta, convainquant mais maintenant trop vieillissant pour ce type de rôles (il excellait dans ce registre du temps de Broken Arrow il y a … 13 ans) et Denzel Washington, qui a le même âge que Travolta : 55 ans, qui est lui aussi excellent de calme et de détachement.
Techniquement le film est très « actuel » : les cadrages, les éclairages, les bruitages et les mouvements de caméra sont proches du reportage (un peu comme dans Jeux de Pouvoirs). Sur le fond le film est très manichéen (normal pour un film américain ;)) : le bien contre le mal, le noir qui est du côté « blanc », le blanc qui est du côté obscur (et dans le noir du tunnel !)… et c’est sans compter le dialogue morale contre cupidité (les deux protagonistes sont mouillé dans des affaires d’argent)… Bref, un très bon film. 3 étoiles (au fait, je ne sais pas si je vous ai dit que j’en mettrai un maximum de 5)