Le goût de l'avenir

François Druel, PhD

LaTeX par la pratique

Le-RollandCette semaine, pour rôder mes activités de conseil (je suis en train de démarrer mon cabinet de conseil, mais chut, c’est un secret… je vous en reparlerai), j’assure une formation à LaTeX pour deux chercheurs en linguistique. Je savais déjà que LaTeX était un langage puissant, mais je ne pensais pas de telles choses possibles ! Des textes multilingues, des éditions critiques, des biblios tordues… tout est possible ! 

Pour bien démarrer en LaTeX, deux références sont indispensables : les conseils éclairés des membres du newsgroup fr. comp.text.tex et un livre extraordinaire : LaTeX par la pratique, de Christian Rolland (O’Reilly 1999). Ce livre très simple et très pédagogique propose une approche pragmatique qui permet de se familiariser avec les problématiques les plus courantes de la construction de documents. 

Malheureusement, O’Reilly France a fermé ses portes et le livre n’est plus édité. C’est dommage. Il faudrait lui trouver un successeur…

Pennies

Sans être un panier percé, j’ai une fâcheuse tendance à dépenser sans réellement compter. Cela flatte ma générosité mais est assez inadapté à ma situation actuelle.

Depuis que j’ai des machins électroniques dans les poches, je cherche un logiciel de suivi qui me permette de savoir où j’en suis. J’en ai testé beaucoup, notamment sur Palm. Et puis ce soir, je suis tombé sur Pennies.

Voilàààààà l’appli qui me manquait depuis des années ! Simple, intuitive, pratique. Bref, adoptée en 1 mn chrono. Reste à savoir si elle s’enrichira des indispensables fonctions de synchro et d’export de données… mais pour le moment, c’est très bien. Ceux qui ont aimé « Things » aimeront aussi « Pennies » car les deux applis sont dans la même philosophie : définir une fonction précise, la faire bien et dans une approche très « Mac ».

En un mot, le côté « génial » de ce logiciel vient de son mode de fonctionnement. Ce n’est pas un logiciel de budget, mais un suivi de dépenses avec fixation de limite. Au début du mois, on se fixe un montant maximum de dépenses et une jauge permet de savoir où on en est. Il ne fonctionne pas sur le prévisionnel, mais sur le constaté. C’est donc très efficace. Avant de faire une dépense, on sait très vite si on peut la faire ou s’il faut la reporter au mois prochain. Attention à me pas franchir la zone rouge… les dépenses peuvent être ventilées dans différentes catégories assez fourre-tout mais fort pratiques pour identifier les dépenses superfétatoires.

En ces temps de vaches maigres voilà une appli bien pratique. Elle vaut son (petit) prix !

Inflation

À écouter les médias, qui se font l’écho des différents discours officiels, il n’y aurait pas à s’alarmer d’un problème d’inflation en France. J’étais assez dubitatif quant à ce discours car, comme un chacun, j’ai remarqué que les prix ont tendance à enfler de manière assez rampante, mais comme dirait RD, pour le moment, « ça manque de chiffres« .

J’ai donc pris la décision de documenter quelques comparaisons. Dans un premier temps, comme je cherche actuellement un sac à dos et que j’étais sur le chemin de la boutique Samsonite, j’y suis allé. En février 2007, j’ai acheté un sac à dos « Pro DLX ». Je l’avais payé 155 EUR. Aujourd’hui, dans le même magasin, le même sac est affiché avec un prix de 185 EUR. Inflation : 20 % en 18 mois.

Autre exemple, pris sur un produit qui m’attire particulièrement, les montres automatiques. L’an dernier (en juin 2007) j’ai craqué pour ma première vraie automatique, une Tissot PRS 516. Ce n’était pas raisonnable (mais les montres, comme toutes les passions, ce n’est pas raisonnable) et cela m’avait coûté 355 EUR. La même cette année dans le même magasin des Champs Elysées est affichée à 385 EUR. Inflation : 10 %.

Dans ces deux cas, donc, on est bien éloigné des taux d’inflation donnés par les indicateurs officiels, en particulier de l’Indice des prix à la consommation de l’Insee, qui est donné pour 3 à 6 % selon les produits analysés.

Ce fameux indicateur de l’Insee, je vais d’ailleurs m’en inspirer pour construire le mien. En effet, je fais mes courses dans les mêmes magasins de mon quartier et j’achète toujours sensiblement les mêmes produits. Je vais donc noter, lors de chaque approvisionnement, la date d’achat et le prix payé, les tickets de caisse faisant foi. Je suis curieux de savoir de quoi il retournera sur une période assez longue (les 6 à 12 mois prochains).

Affaire à suivre, donc.

Sac de noeuds

Considérés autrefois comme des ordinateurs d’appoint, les portables sont maintenant devenus des machines de référence. Que ce soit pour un usage professionnel ou bien à la maison, chacun les trouve pratiques, peu encombrants et faciles à gérer. De plus, le Wifi leur permet d’être très souples. Plus besoin d’être physiquement relié au mur pour être connecté. Bref, dans bien des cas, l’ordinateur n’a plus de portable que le nom. Il est devenu l’ordinateur « tout court », qu’on peut transporter parfois.

Utiliser un portable, c’est bien, mais le transporter, c’est mieux, et depuis que j’ai un Macbook, je le transporte beaucoup. Il me faut donc un sac de transport… Or, choisir un sac n’est pas une sinécure !

Avec mes ordinateurs professionnels, j’ai parfois eu une sacoche d’épaule. On trouve des modèles très simples et des modèles plus perfectionnés, avec de nombreuses poches. Dans les deux cas je trouve cela très mal pratique. En effet, ces sacs sont souvent lourds et finalement de faible contenance. On ne peut pas réellement y loger autre chose que l’ordinateur (accompagné de son incontournable fourbi d’alimentation, fils, souris et autres douceurs électroniques) et quelques documents.

Après avoir lu un article sur l’excellent TidBits, j’ai testé il y a quelques temps un sac de type messenger. Je l’avais commandé chez Timbuk2. La qualité est au rendez-vous, le volume aussi mais ce très grand sac n’est pas très pratique car il faut le porter en bandoulière et sa grande taille le rend peu pratique.

Opto Samsonite Reste le sac à dos, que je trouve pratique. Il y a quelques temps, j’ai acheté un modèle ProDLX de chez Samsonite. Très bien fini et offrant de nombreux aspects pratiques, ce petit sac à dos protège efficacement mon portable, en dépit de son poids. Cela dit, après à peine un an d’utilisation, ce sac commence à donner des signes de fatigue : les fermetures éclair ne fonctionnent plus très bien et la poignée est assez élimée. Dommage pour un sac de cette qualité.

L’idéal serait de le changer. Oui, mais pour quel autre modèle ? Le cahier des charges est le suivant :

  • Sac à dos ;
  • Pas trop grand et pas trop lourd (quitte à changer autant améliorer les points que je trouve faibles sur mon modèle actuel) ;
  • Offrir une très bonne protection pour un portable ;
  • avoir un compartiment principal genre fourre tout me permettant de ranger des documents mais aussi des affaires pour un court déplacement ;
  • Avoir un look sobre : non que je n’affectionne pas le look geek, mais il y a des occasions dans lesquelles il faut de la sobriété. Un sac trop voyant fait tache avec un costume !
  • Enfin, naturellement, être solide et résistant. Je ne suis pas brise fer, mais quand même, je n’ai pas envie de le changer dans un an…

SR a acheté récemment un très beau sac à dos SwissGear et je suis très tenté bien que l’idée de me trimballer avec le drapeau suisse sur le dos ne m’enchante guère. Je vais essayer de trouver un magasin, histoire de voir de visu ce que vaut ce sac qui a attiré mon oeil.

Espérons que ce nouveau sac à dos ne devienne pas un sac de noeuds de plus !

Wall•E

Naturellement, je ne pouvais pas louper Wall•E ! Évidemment, il fallait aller le voir le jour de la sortie, c’est plus sport. C’est une création remarquable. Techniquement très abouti, ce film d’animation est étonnant à plus d’un titre. Cette belle histoire très poétique est en effet assez surprenante car elle n’est pas dans la ligne éditoriale habituelle des longs métrages de Pixar et assez éloignée des thématiques habituelles de Disney. Bref, Wall•E est un mystère et certainement un événement important dans l’histoire de Disney-Pixar (puisque depuis quelques temps, l’une est la maison mère de l’autre).

Il ne s’agit pas d’un film pour enfants, comme souvent avec les dessins animés de Disney, mais indéniablement d’une création qui s’adresse aux adultes. De plus, par les thématiques abordées, c’est indéniablement un film à message : Wall-E fait l’apanage d’un écologisme de bon aloi et se permet de critiquer un peu le consumérisme (quoique réelle, la critique est douce : Disney vit de la société de consommation). Le message, cependant est plein d’espoir et la morale reste assez simplette (c’est un film américain grand public, quoi).

Ce qui m’a amusé, c’est que le film est plein de références culturelles. Bien que souvent sous-jacentes ou évoquées, le film fait allusion (entre autres) : à 1984 de G. Orwell (un homme, le Capitaine McCrea se rebelle contre « le système » imposé par les robots ), à E.T. de G. Lucas (Wall•E a des traits communs avec E.T.), aux space operas télévisés Star Trek et Cosmos 1999 (les humains quittent la Terre à la suite d’un « dérèglement majeur »), au Macintosh (une fois rechargé, Wall•E émet un son qui est en fait le son émis par les Macintosh lors du démarrage), à la publicité de lancement du premier Macintosh (le Capitaine McCrea « détruit » le pilote automatique d’Axiom… un peu à la manière de l’actrice de la publicité jetant un marteau dans Big Brother), à 2001 Odysée de l’espace de S. Kubrick (musique au moment ou le Capitaine McCrea se relève), à la Bible, en particulier à l’Apocalypse de Saint Jean (le cycle est de 700 ans et pas 1000 ans, mais des maux se sont abattus sur la Terre et un personnage venu d’ailleurs vient en sauveur) et au livre de la Genèse (les humains viennent sur la Terre pour « croître et muliplier »).

Les humains ont quitté la Terre il y a 700 ans. Cela n’est pas dû au hasard : en effet, en numérologie, le 7 est le symbole du renouveau, de l’âme humaine et de la fécondation. Le 0 peut être le symbole du rien, de l’intemporalité et aussi de la perfection divine.

J’avais rédigé ce paragraphe dans la page que WikiPedia consacre à Wall•E, mais un(e?) utilisateur inconnu(e?) m’a censuré… au motif que mon paragraphe manquait de sources. C’est un comble, alors que toutes ces références sont des vérités d’évidence quand on a ne serait-ce qu’une once de culture générale. 

C’est marrant, comme Wikipedia évolue depuis que j’en avais étudié le fonctionnement il y a maintenant trois ans. On y trouve aujourd’hui des ayatollahs qui, au nom d’on ne sait quelle philosophie libertaire, sont en train de faire d’un des projets les plus géniaux du web une infâme dictature du grand n’importe quoi. 

O tempora, O mores !

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