François Druel, PhD

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Idée lumineuse

IlluminatedLogitech a eu la bonne idée de sortir un clavier exceptionnel qui répond au doux nom de Logitech Illuminated Keyboard : ce clavier au design soigné et à la qualité exemplaire reprend les touches du légendaire diNovo et ajoute une fonctionnalité géniale : les touches sont rétro-éclairées.

Evidemment, j’ai sauté sur ce clavier, vous pensez-bien ! Mais voilà, c’est un clavier de PC, et officiellement Logitech n’offre pas de soutien aux clients qui souhaiteraient l’utiliser sous MacOS X.

C’est d’autant plus dommage, que cet excellent clavier marche très bien sur Mac. Je viens de consacrer cette page au sujet.

Bonne lecture !

Mal nécéssaire !

Office J’ai commencé à utiliser des ordinateurs en 1983. Depuis 25 ans, j’ai eu l’occasion d’utiliser de nombreux logiciels, de toutes sortes. J’en ai acheté un grand nombre, j’ai enregistré des myriades de shareware, pour Spectrum, Atari ST, Mac et même PC… mais, depuis 25 ans, je m’étais refusé à acheter la suite Office. Bien entendu, dans ma vie professionnelle, je j’ai utilisée, cette suite logicielle. Mais je ne l’ai jamais achetée pour mes propres ordinateurs. J’ai toujours préféré utiliser des alternatives et j’ai toujours trouvé cela exhaltant.

Et bien ce temps est révolu : ce soir, j’ai acheté et installé la suite Office sur mes Mac ! Quoi de plus normal pour un consultant, me direz-vous ? Rien, mais cela me fait mal au coeur car je ne pensais pas en arriver là !

Le pire, c’est que j’ai l’impression d’un énorme retour en arrière : je me disais, depuis toutes ces années, elle doit être bien maintenant, la suite Office. Et bien même pas ! Les réjouissances commencent lors de l’achat : il existe 3 versions du même produit ! Avec 3 prix différents ! On a même pas acheté, qu’on est déjà perdu… Entre la version « Familles » (3 licences pour 139 EUR) et la version « entreprises » (1 licence pour plus de 500 EUR), aucune différence : le même Word, le même Excel, le même PowerPoint… seul le prix change.

A l’installation, ça continue : au lieu d’installer 3 softs simplement, un « installeur » ajoute des polices de caractères, un « gestionnaire office », un logiciel de mail et autres joyeusetés. Arrrghhhh… par dessus le marché, Microsoft dissémine des logiciels partout, y compris dans les endroits les plus incongrus. C’est peut-être con, mais j’ai l’impression que Big Brother a envahit ma machine. J’ai lancé chaque soft une fois et j’ai l’impression d’être revenu à l’âge de pierre : c’est long, lourdingue, envahissant…Je n’ai jamais aimé utiliser la suite Office et j’ai toujours fait en sorte de la contourner. Aujourd’hui je l’ai installée à contre-coeur et je ne vais pas l’utiliser, sauf dans les cas d’urgence.

Excusez-moi, je vais vômir…

What else ? !

NespressoMa Grand’Mère disait : « il ne faut pas dire : fontaine, je ne boirai pas de ton eau« … et encore une fois, elle avait raison ! Depuis des années, je m’étais refusé à utiliser le système Nespresso. Et puis aujourd’hui, j’ai craqué. Ce système de café est entré chez moi.

Depuis son apparition, nombre de mes amis se sont mis à utiliser ce système qui à, mes yeux, avait tous les défauts : cher, polluant, bourgeois, pédant… ce système était un des summum de la consommation anti éthique… et pourtant j’ai craqué !

D’abord parce que, d’après les dernières annonces, Nespresso est en train de développer une méthode de recyclage qui sera disponible en France. C’est bien le moins pour un système qui met en oeuvre de grandes quantités d’aluminium. Ensuite parce que le système est indéniablement pratique pour ceux qui, comme moi, boivent du café tout au long de la journée. Enfin parce que les différents cafés sont objectivement bons et que cette qualité est régulière.

Et puis, aussi parce que Nespresso est exemplaire en matière de valeur client. J’ai été impressionné par la qualité du SI qui est un modèle de CRM : le SI est unifié et permet d’accéder au compte client sur Internet, par téléphone ou dans les boutiques. Evidemment la vue client est la plus pauvre mais vues les informations collectées, il est évidement que la base de données clients est un actif immatériel d’une valeur inestimable pour l’entreprise. D’ailleurs, sachant que le système repose sur un ensemble de brevets protégeant le système à percolation et les consommables, voilà une entreprise dont la valeur principale est immatérielle.

Naturellement, la clientèle est plutôt âgée mais la culture de marque réussi ce tour de force de rester suffisamment bo-bo pour ne pas paraître ringarde. Sous une apparente décontraction, la culture de marque est très sophistiquée, presque trop à mon goût. Naturellement, tout cela revient cher (les cafés sont vendus entre 55 et 66 EUR/kg, soit environ 3 fois plus cher que des cafés de qualité vendus par les torréfacteurs artisanaux), mais après tout, le prix s’oublie, la qualité reste…

J’ai choisi une machine Le Cube de Magimix, marque française connue depuis des lustres pour la qualité de ses produits…

Dernière remarque en forme de clin d’oeil : Nespresso licencie son système breveté des constructeurs triés sur le volet et se réserve (jusqu’en 2012 au moins) l’exclusivité de la distribution des capsules (le café en poudre étant un des coeurs d’activité de Nestlé). Comme quoi un système peut être propriétaire et créer de la valeur 😉

Alors… what else ?

LaTeX par la pratique

Le-RollandCette semaine, pour rôder mes activités de conseil (je suis en train de démarrer mon cabinet de conseil, mais chut, c’est un secret… je vous en reparlerai), j’assure une formation à LaTeX pour deux chercheurs en linguistique. Je savais déjà que LaTeX était un langage puissant, mais je ne pensais pas de telles choses possibles ! Des textes multilingues, des éditions critiques, des biblios tordues… tout est possible ! 

Pour bien démarrer en LaTeX, deux références sont indispensables : les conseils éclairés des membres du newsgroup fr. comp.text.tex et un livre extraordinaire : LaTeX par la pratique, de Christian Rolland (O’Reilly 1999). Ce livre très simple et très pédagogique propose une approche pragmatique qui permet de se familiariser avec les problématiques les plus courantes de la construction de documents. 

Malheureusement, O’Reilly France a fermé ses portes et le livre n’est plus édité. C’est dommage. Il faudrait lui trouver un successeur…

Pennies

Sans être un panier percé, j’ai une fâcheuse tendance à dépenser sans réellement compter. Cela flatte ma générosité mais est assez inadapté à ma situation actuelle.

Depuis que j’ai des machins électroniques dans les poches, je cherche un logiciel de suivi qui me permette de savoir où j’en suis. J’en ai testé beaucoup, notamment sur Palm. Et puis ce soir, je suis tombé sur Pennies.

Voilàààààà l’appli qui me manquait depuis des années ! Simple, intuitive, pratique. Bref, adoptée en 1 mn chrono. Reste à savoir si elle s’enrichira des indispensables fonctions de synchro et d’export de données… mais pour le moment, c’est très bien. Ceux qui ont aimé « Things » aimeront aussi « Pennies » car les deux applis sont dans la même philosophie : définir une fonction précise, la faire bien et dans une approche très « Mac ».

En un mot, le côté « génial » de ce logiciel vient de son mode de fonctionnement. Ce n’est pas un logiciel de budget, mais un suivi de dépenses avec fixation de limite. Au début du mois, on se fixe un montant maximum de dépenses et une jauge permet de savoir où on en est. Il ne fonctionne pas sur le prévisionnel, mais sur le constaté. C’est donc très efficace. Avant de faire une dépense, on sait très vite si on peut la faire ou s’il faut la reporter au mois prochain. Attention à me pas franchir la zone rouge… les dépenses peuvent être ventilées dans différentes catégories assez fourre-tout mais fort pratiques pour identifier les dépenses superfétatoires.

En ces temps de vaches maigres voilà une appli bien pratique. Elle vaut son (petit) prix !

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