Ma Grand’Mère disait : « il ne faut pas dire : fontaine, je ne boirai pas de ton eau« … et encore une fois, elle avait raison ! Depuis des années, je m’étais refusé à utiliser le système Nespresso. Et puis aujourd’hui, j’ai craqué. Ce système de café est entré chez moi.
Depuis son apparition, nombre de mes amis se sont mis à utiliser ce système qui à, mes yeux, avait tous les défauts : cher, polluant, bourgeois, pédant… ce système était un des summum de la consommation anti éthique… et pourtant j’ai craqué !
D’abord parce que, d’après les dernières annonces, Nespresso est en train de développer une méthode de recyclage qui sera disponible en France. C’est bien le moins pour un système qui met en oeuvre de grandes quantités d’aluminium. Ensuite parce que le système est indéniablement pratique pour ceux qui, comme moi, boivent du café tout au long de la journée. Enfin parce que les différents cafés sont objectivement bons et que cette qualité est régulière.
Et puis, aussi parce que Nespresso est exemplaire en matière de valeur client. J’ai été impressionné par la qualité du SI qui est un modèle de CRM : le SI est unifié et permet d’accéder au compte client sur Internet, par téléphone ou dans les boutiques. Evidemment la vue client est la plus pauvre mais vues les informations collectées, il est évidement que la base de données clients est un actif immatériel d’une valeur inestimable pour l’entreprise. D’ailleurs, sachant que le système repose sur un ensemble de brevets protégeant le système à percolation et les consommables, voilà une entreprise dont la valeur principale est immatérielle.
Naturellement, la clientèle est plutôt âgée mais la culture de marque réussi ce tour de force de rester suffisamment bo-bo pour ne pas paraître ringarde. Sous une apparente décontraction, la culture de marque est très sophistiquée, presque trop à mon goût. Naturellement, tout cela revient cher (les cafés sont vendus entre 55 et 66 EUR/kg, soit environ 3 fois plus cher que des cafés de qualité vendus par les torréfacteurs artisanaux), mais après tout, le prix s’oublie, la qualité reste…
J’ai choisi une machine Le Cube de Magimix, marque française connue depuis des lustres pour la qualité de ses produits…
Dernière remarque en forme de clin d’oeil : Nespresso licencie son système breveté des constructeurs triés sur le volet et se réserve (jusqu’en 2012 au moins) l’exclusivité de la distribution des capsules (le café en poudre étant un des coeurs d’activité de Nestlé). Comme quoi un système peut être propriétaire et créer de la valeur 😉
Alors… what else ?