Lors de son lancement, Google avait osé une affirmation qui avait surpris les analystes : nous ne serons pas diaboliques. Cette petite phrase a été analysée, disséquée, étudiée. Je ne vais pas refaire ici les démonstrations,fort nombreuses, à propos de cet engagement. Ce que j’en retiens, c’est que Google s’engage à ne pas prendre les gens pour des imbéciles, à les considérer avec intelligence. C’est un contrat moral que Google prend avec ses futurs utilisateurs : ils ne chercheront pas à tromper le monde et proposeront des services utiles.
Comme souvent, ce qui paraissait étonnant aux yeux de l’économie 1.0 est devenue une sorte de règle d’évidence de l’économie 2.0 : une entreprise responsable considère que ses clients ont un minimum de plomb dans la cervelle et elle les traite en êtres responsables et plus en moutons de Panurge.
Or, cette après-midi, j’ai regardé une étape du Tour de France cycliste. A la lumière de l’économie 2.0, ce « spectacle a caractère sportif » est tout simplement insupportable.
- Je veux bien que les coureurs cyclistes soient des sur-hommes, mais quand même : comment font-ils pour dépasser la barre des 60 km/h sur un vélo dans le contre la montre d’aujourd’hui ? Comment cela est-il possible quand depuis plus de 15 jours, ils font environ 200 km de bicyclette par jour ? (à 40 km/h de moyenne, excusez du peu)… ne sont-ils jamais fatigués ces supermen de la petite reine ?
- Je veux bien que le matériel ait sa part dans les « performances » de ces gladiateurs des temps modernes, mais quand même : est-ce que cela explique qu’on puisse grimper des cols de 8 % de pente à 30 à l’heure ? A cette vitesse là, certaines voitures claquent le joint de culasse tellement elles chauffent !
- Et je passe sur la beauté du sport dont des médias complices se gargarisent. Tout ces exploits sont autant de duperies.
Qui ose encore croire que tous ces soi-disant exploits se font exclusivement en buvant de l’eau claire et en mangeant des pâtes au petit déjeuner ?
Le sport ça existe : c’est une saine activité récréative, à pratiquer à titre amateur pour se maintenir en forme et passer agréabmement le temps avec ses potes. Mais ce que le Tour de France nous donne à voir, comme tous les autres spectacles professionnels à caractère sportif d’ailleurs, ce n’est rien d’autre qu’un espèce de grand n’importe quoi qui tient à là fois de la prostitution (ils vendent leurs corps pour vivre) et du combat de gladiateurs (morituri te salutant).
Alors, messieur d’ASO (et tout l’éco-système de ce cirque diabolique), arrêtez de nous prendre pour des jambons ! Arrêtez d’être des matadores de taureaux innocents (bien que consentants). Arrêtez la boucherie ! Cette après-midi je voyais ce pauvre Laurent Fignon. Lui qui se bat contre un cancer dont le dopage est une des causes vient commenter l’étape du jour : c’est l’hopital qui se fout de la charité !
Messieurs les proxénètes des temps modernes, regardez-vous dans une glace : arrêtez d’assassiner à petit feu les victimes de votre cupidité sans limite, car je n’oublie pas que cette épreuve n’a été créée que pour faire vendre le papier, (jaune d’ailleurs, comme maillot du même nom) d’un journal aujourd’hui disparu et dont l’insupportable « L’Equipe » est l’héritière.
Vive le sport, le vrai, celui qui entretien le corps et l’amitié !
J’aime les dimanches soirs ! Je trouve que cette période particulière de la semaine, où tout est terminé et où on attend plus que la reprise du lundi a quelque chose de reposant et de rassurant. Moment privilégié de la flemme, le dimanche soir est le soir où les mamans peuvent prendre du repos (des souvenirs d’oeuf dur, macédoine, mayonnaise remontent à mes papilles 😉 ) et celui où la France du petit écran se vautre dans le canapé devant le cinéma du dimanche soir (ça passe toujours ce truc ? Il faudrait que je regarde la télévision, moi, tiens).