En 1984, je suis tombé sous le charme de Smooth Operator, de la belle Sade Adu et de son groupe éponyme. J’ai aimé le single à la radio, et Diamond Life a été un des premiers CD que j’ai achetés. Le soul que proposait Sade étonnait un peu, en pleine période électronique.
Alors que ses détracteurs y voyaient avant-tout de la musique d’ascenseur, j’aimais bien cet album qui offrait un fond sonore apaisant et sans autre prétention que de détendre l’atmosphère. Cet album, et les suivants, a souvent accompagné mes trajets en auto (quand j’en avais une) et la quiétude des dimanche soirs que j’aime tant.
La musique de Sade faire remonter en moi les quelques restes des relents de la culture bourgeoise de mon éducation. Sade est une sorte de bru idéale, bien comme il faut, qui fait de la musique qui plaît sans doute à sa belle-mère !
Dans les 16 années qui ont suivi, 5 autres albums sont sortis. Sans aucune surprise, ils creusent tous le même sillon. Sade a un style, elle l’exploite avec succès… et pour ma plus grande satisfaction. Sade applique les préceptes de Sénèque. La constance est une qualité des sages. Elle a d’ailleurs fait un art de cette qualité. Tous ses albums se valent, qualité musicale rare.
Après avoir été une fille sage, Sade est maintenant (presque) une grand-mère qui sait rester suave. Son dernier album, Soldier of Love (à écouter sur l’iTunes Store) en est la preuve. Les années passent, le style reste, la voix s’arrondit à peine. Le résultat est sans surprise.
Cet album a rejoint les autres dans ma musithèque (maintenant que la musique est dématérialisée, je n’ose plus parler de discothèque ;)). On peut l’écouter sans risque, toujours avec le même plaisir… les dimanches soirs resteront beaux pour longtemps…
La semaine dernière a été assez particulière pour moi. Pleine d’émotions et de sensations nouvelles. J’ai découvert beaucoup de choses en peu de temps. Bref, la semaine fut dense.
Depuis que j’habite mon quartier, il y a, pas très loin, une boulangerie. Longtemps tenue par un boulanger et son épouse, la boutique ouvrait à 06h30 et fermait à 20h00. Le dimanche, on y achetait les gâteaux après la messe… bref, c’était l’archétype du petit commerce de proximité. La baguette coûtait 3 francs et tout le monde était content.
Le vieux geek célibataire que je suis n’a pas souvent l’occasion d’aller faire les soldes. Cette semaine j’ai l’occasion d’accompagner CS dans plusieurs boutiques.
Jusqu’à hier soir Nathalie Kosciusko-Morizet était une sorte de mystère : engagée à l’UMP et membre du gouvernement, elle jouissait d’une aura incroyable dans la blogosphère. Présente sur Twitter et dans toutes les sphères électroniques où il faut être, NKM était la caution geek d’un gouvernement par ailleurs descendu en flammes pour cause, notamment de loi Hadopi. Intelligente, jeune et attirante, pleine d’humour et d’humilité, cette mère de famille trentenaire arrivait à surfer sur tous les couacs du pouvoir. Belle soeur idéale à l’ump-isme mou, elle avait réussi la prouesse d’être une geek parmi les geeks. On finissait par oublier sa couleur politique pour ne retenir que sa personnalité attachante.