François Druel, PhD

La méthode Google

GoogleEn janvier de cette année, paraisait What Would Google Do, un livre de Jeff Jarvis consacré à l’économie 2.0 et dont Google est le fil conducteur.

A la demande des co-éditeurs (FaberNovel et les Editions Télémaque), j’ai traduit ce livre qui est sorti en juillet dans les librairies. Je ne peux que vous encourager à l’acheter, à le lire cet été sur la plage et aussi à l’analyser car il est plein de leçons pour de nombreux secteurs de l’économie. La version anlgaise est particulièrement bien écrite, dans un anglais assez sophistiqué. Les nombreuses références culturelles et les exemples en pagaille m’ont permis de le traduire avec plaisir.

PagesNaturellement, on m’a demandé de fournir le texte traduit au format Word… incontournable format propriétaire ! Figurez-vous (et ça n’étonnera personne) que je n’ai pas utilisé Word pour écrire la traduction. Dans un premier temps, j’ai utilisé LaTeX mais cela me permet pas de générer des « .doc » facilement. J’ai ensuite utilisé Bean mais finalement, ce traitement de textes est trop simple pour une tâche aussi importante (le manuscrit final fait 259 pages et comporte 378 notes). Puis j’ai testé OpenOffice mais son interface très rustique m’a donné des boutons. C’est important l’interface quand on a un soft 8 heures par jour sous le pif !

C’est alors que j’ai essayé avec Pages, en mode traitement de textes. A ma grande surprise, ce logiciel que je prenais pour une sorte de TextEdit amélioré, a bien tenu la charte et s’est révélé très agréable : l’IHM est très douce, avec des couleurs qui n’agressent pas le regard, les feuilles de styles sont correctement gérées (pour ce livre, j’ai 3 niveaux de titre et un niveau « normal », plus un style « paragraphe en incise » et…c’est tout. Ma police de travail a été Gentium Book Basic), les espacements le sont également.

Les notes de bas de pages ? RAS ! La table des matières : elle est juste et ne plante pas en se remettant à jour. La correction orthographique utilise le dictionnaire de MacOS X et est très efficace. J’ai également apprécié la navigation par pages et les sections sont pratiques et d’une utilisation très simple. Bref, non seulement Pages est tout à fait dans la droite ligne des logiciels d’Apple (d’iTunes à iMovie) mais il se révèle d’une puissance surprenante et finalement très appréciable. Travavillant sur iMac 24″, j’ai été très à l’aise : le fichier PDF en anglais à droite de l’écran et le fichier Pages à gauche. Le grand confort, quand même, le 24″.

Je ne me suis pas pris la tête avec des fichiers multiples : toute la traduction tient dans un seul fichier (avec table des matières et notes) qui fait 1,9 Mo. et qui s’ouvre en moins de 3 secondes (sur mon iMac Intel@2,33 GHz).

Avant d’envoyer chacun des chapitres à l’éditeur, j’ai du faire un export en .doc. Comme je voulais éviter les problèmes et que j’ai Word sur ma machine, avant chaque envoi, j’ouvrais mon fichier sous Word. Je passe sur les différents plantages (à la mise à jour de la table des matières, en particulier)… mais même sans ça on se retrouve quand même au moyen âge. Comme si ce logiciel n’avait pas évolué depuis Word 5 sous MacOS 7.x… c’est dingue !

Au fait, un dernier point… 😉 : dans son livre Jeff Jarvis arrive à la conclusion qu’il existe deux exceptions à la méthode Google : Dieu et Apple qui sont « au delà de Google »… Je m’en doutais mais Pages m’en a donné une preuve de plus.

Précédent

Cinéma illimité

Suivant

Hadopi rend Libre

  1. PoSKi

    Tu m’as donné une idée, j’ai un rapport de stage à écrire pour la rentrée, je vais tester Pages. Je n’ai jamais franchi le pas, vu que je bosse qu’avec des PC Users et que Office:Mac me satisfait parfaitement.

    Pour la lecture, si j’avais eu des vacances à dorer sur la plage, pourquoi pas, mais là, ça va pas être possible !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén